Au Pays de l'ardoise
fine
- Ma généalogie à travers l'Anjou
- Il y a 600 ans, le Roi René
- Savennières, berceau de mes ancêtres
- Mes ancêtres maîtres des postes
- La
vie au relais de poste de Saint-Georges-sur-Loire
- Philippe, le frère du maître des
postes
- Le Sieur Fortier : de l'Anjou à Saint Domingue
- Magdeleine, mon ancêtre de Saint Domingue
- Les descendants de Magdeleine au pays chouan
à suivre ...
A découvrir ci-contre les pages sur Saint Domingue et l'Anjou
...
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Photos de Loire :
voir mon album-photo ci-contre
Le dernier fils de Magdeleine et Philippe dont on garde la trace, mon ancêtre à la 6ème
génération, Louis Stanislas né en 1777 sur les bords de Loire s'installa dans le Choletais et y exerça le métier de maçon. Il
épousa en 1802 Marie Chemineau et eut avec elle trois enfants : Marie Augustine, Louis François (mon ancêtre) et Jean Edouard*. Plusieurs fois veuf, il s'est marié trois
fois.
*Jean Edouard, le benjamin engagé dans la marine
de Louis-Philippe décèdera à 33 ans en 1841 à l'Ile de Bourbon au moment où la France
est confrontée à la question de l'abolition de
l'esclavage sur cette même île, alors que, ironie du sort, sa propre grand-mère Magdeleine est elle-même issue de l'esclavage colonial!
Cette grand-mère vint finir ses jours à 81ans dans la maison familiale de la Fardellerie à La Tourlandry près de son fils et ses petits-enfants : Marie Augustine avait 19 ans, Louis
François 17 ans et Jean Edouard 16 ans.
La Tourlandry, village perché sur le flanc sud de la colline des Gardes qui est le point culminant de l'Anjou à 216 m d'altitude, est entourée de sentiers qui serpentent dans le
bocage des Mauges, cette région de l'Anjou qui a participé aux dures batailles de la Guerre de Vendée. A noterque Louis-François épousa la fille de chouans tués pendant cette
guerre civile sanglante.
Il me faudra par ailleurs rechercher si les dernières traces de mon ancêtre
Philippe et de quelques-uns de ses enfants ne se perdent dans les bois ou les fourrés du Choletais parmi ceux qui étaient alors appelés "les brigands" par les
républicains.
La laine était
utilisée bien sûr autrefois pour la fabrication des matelas,
mais aussi dans les couvertures matelassées.
Je me souviens, fin des années cinquante ou début soixante,
mes grands-mères fabriquaient elles-mêmes, à la main, nos couvertures.
En voici une que nous utilisons encore :
que les femmes ensuite enfouissaient à l'intérieur de ce grand morceau de tissu rouge qu'elle
piquait à la main. Je revois ce rassemblement de femmes autour de l'ouvrage disposé sur une immense table (ou lit) C'était pour nous comme une fête.
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C'était en juin1934.
Maman n'avait pas encore 17 ans.
Habituée aux voyages en train, là c'était son premier grand trajet en voiture (car?) décapotable.
Elle et sa grande soeur étaient en voyage vers Lourdes.
Ce jour-là, le but de leur excursion était la ville de Pau.
vers les Colonies, ceux-là principalement vers Saint Domingue (maintenant Haïti).
La famille Walsh propriétaire du château de Serrant à
Saint-Georges-sur-Loire faisait partie des armateurs engagés dans le commerce triangulaire et le sieur Fortier de Chevigné qui possédait un
domaine tout près de ce château, a lui aussi participé à la colonisation de Saint Domingue.
Pour en savoir plus sur les relations entre l'Anjou et Saint Domingue lire les pages ci-contre : 1 - 2 - 3 - 4
En feuilletant le fonds Freslon (relevé des naissances, mariages et décès des notables de la région, effectué à partir des registres paroissiaux par le Vicomte Freslon), on est, en effet, frappé par le nombre impressionnant de familles nantaises qui ont participé de loin ou de près à la colonisation aux XVII et XVIIIèmes siècles. Nous y retrouvons trace de quelques actes concernant les mariages des filles du Seigneur Fortier de Chevigné : Marguerite Madeleine Perrine (o environ 1756), Marie (o 1757 dcd 1761 à St Georges sur Loire), Jeanne Madeleine (o environ 1758), Madeleine Emilie (o 1761), Gabrielle Pauline (o 1765 à St Georges sur Loire) ... Sur ces actes, on trouve trace des fonctions qu'il a exercées. Ainsi, nous apprenons qu'il est en 1778 et 1781 jusqu'à sa mort en 1788 « Conseiller secrétaire du Roi maison couronne de France ». On apprend sur l'acte de mariage de sa fille Jeanne Madeleine, qu'il a demeuré « au lieu dit de la Fosse » à Nantes, endroit d'où partaient les bateaux vers les îles et où se situaient les résidences des armateurs et des marchands.
Magdeleine, mon aïeule à la 7ème génération, fille d’une esclave nourrice et d’un menuisier dont on ne sait
pas grand chose, fut confiée ainsi que Nicolas son frère de 14 ans son aîné, aux « bons soins du Sieur Fortier de Chevigné » qui les accompagna en France. Ce
Seigneur de Saint Georges sur Loire avait fait partie des milices d’Infanterie de St Marc et avait sans doute connu leurs parents.
Quelles étaient leurs relations ? Qui était leur père ? Un
colon blanc ? Un esclave affranchi ? On sait qu’il était «entrepreneur de bâtiments» selon certains actes, menuisier selon d’autres ce qui signifie de toutes façons
qu'il construisait et réparait des bateaux. Rien de plus ! Son fils Nicolas dont on retrouve trace en Maine et Loire autant qu’en Loire Atlantique était aussi maître menuisier ; sans
doute né en 1728 il a vécu semble-t-il depuis 1769 à Nantes dans le quartier du quai de la fosse , paroisse de St Nicolas. Peut-être participait-il, tout comme son père à St Marc, à la
construction des bateaux.
Sur les actes le concernant on ne trouve pas la trace des notables dont on a déjà parlé sauf un jeune négociant Claude Curié. Nicolas se marie en juin 1770 avec Perrine Cresnoux
qui décède un an plus tard, et se remarie avec Françoise Virmain en octobre 1783, mariage dont naîtra un fils Nicolas un an plus tard, seul enfant dont on a retrouvé la trace. On trouve en
revanche la présence de son beau-frère, mon ancêtre Philippe, sur tous ces actes le concernant ainsi que sur l'acte de décès de sa soeur en 1792.
Malheureusement, je n’ai pu retrouver trace du décès de Philippe. Je continue les recherches en envisageant diverses
possibilités Aurait-il, par exemple, participé aux batailles qui ont ensanglanté la région pendant la révolution? De la même façon, on ne retrouve pas de traces de 4 de ses fils nés en
1774, 1775 et 1778. La présence de Philippe et de sa femme Madeleine est remarquée sur les chemins d’Angers à Nantes, notamment lors du décès d’un de leurs fils en 1775 cour du Sanitat à
Nantes; cependant leur séjour fut sans doute de courte durée puisqu’un autre de leurs enfants est né en décembre de la même année à Saint-Georges. Magdeleine, quant à elle, elle a continué à habiter à St Georges au moins jusqu’en 1821.
Elle a fini ses jours en 1823, dans l’habitation de son fils, Louis, à La Tourlandry, La Fardellerie, loin de sa fille demeurant à Angers et de ses autres fils dont l’un Antoine
est mort en 1809 durant la campagne d’Espagne de Napoléon.


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