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Impossible de trouver un lieu en Anjou qui commence par un Y où je pourrai avoir au moins un de mes ancêtres!
Miracle! Aujourd'hui je tombe sur une vidéo publiée sur YouTube qui présente l'histoire de Segré, la ville principale du canton entourée de nombreux villages dont j'ai parlé ici (Marans, Louvaines, Le Bourg-d'Iré, Saint-Aubin-du-Pavoil, Nyoiseau) et d'autres encore ...
J'ai donc décidé de choisir de parler de la ville de Segré où seulement deux lointains ancêtres se sont mariés et de partager avec vous la vidéo. (voir plus bas)
 
 
Segré est une ville du Haut-Anjou, sous-préfecture du Maine-et-Loire et siège de la nouvelle commune de Segré-en-Anjou-Bleu. Elle est située entre Angers et Châteaubriant (Loire-Atlantique). Elle est traversée par l'Oudon qui venue du Nord du département de Mayenne va se jeter au Lion-d'Angers dans la Mayenne; son affluent la Verzée s'y jette dans la ville en direction de l'ancienne route d'Angers. La ville a dans le passé connu de nombreuses crues dont l'une en mars 2001 qui a été très forte et a emporté une arche du vieux pont qui en comptait trois*.
 
photo personnelle
L'Oudon s'étalant jusque sur les jardins
  
Foulques de Nerra, comte d'Anjou, fait édifier un pont en pierre au XIème siècle pour remplacer un pont en bois. Il a été successivement détruit par les troupes anglaises pendant la guerre de Cent ans, puis par des crues très importantes aux XVème et XVIème siècles. En août 1944, les allemands le firent sauter. Puis la crue de 2001 ayant affaibli sa structure, une des trois arches céda. Il fut décidé de reconstruire le pont et d'y ajouter une arche à la place de bâtiments qui furent rasés. Depuis, même si les crues menacent, elles sont moins dommageables du fait d'aménagements réalisés sur le cours de l'Oudon.
 
Photo personnelle
L'église de la Madeleine et le vieux pont rénové
  
On a trouvé la trace d'une ancienne église, l'église Saint-Sauveur en 1097 et d'une simple chapelle, La Madeleine en 1077.
Saint-Sauveur est délaissée pour la Chapelle de la Madeleine.
L'Église est rebâtie entre 1835 et 1842 sur un modèle néo-classique et à la fin du siècle une reconstruction partielle de la Madeleine est réalisée ainsi que la construction de l'hôtel de ville entre 1901 et 1905.
   
 
scan de poussin jean, CC0, via Wikimedia Commons
promo des élèves maîtres promo 39-42
  
Son histoire
 
La ville a été souvent, outre ceux de la Guerre de Cent ans, le siège de plusieurs combats ou occupations. En 1591, pendant les guerres de religions, la ville fut assiégée par une troupe de la Ligue. Plus tard, en 1621, c'est le duc de Vendôme qui l'occupe.
Pendant la Révolution, comme bon nombre de villages dans la région, Segré connut des combats entre les troupes républicaines et les chouans. En 1795, 200 soldats républicains qui occupaient les lieux furent contraints par une armée de 2000 chouans, après quatre heures de combat, de capituler. 33 républicains sont tués et Segré est pillée et dévastée.
Durant la seconde guerre mondiale, elle fut occupée par les allemands. La Résistance fut active à Segré surtout parmi les élèves-maîtres promo 39-42 dont Adrien Tigeot et René Brossard mais aussi bien d'autres citoyens comme Robert Fontaine lycéen 17 ans, Alfred Clément instituteur, Marius Briant,  Pierre Gendry , Jean Madeleine, Jean Prédali, René Tremblay, Gilbert Durand, Gaston Joubin, Geneviève Verger (voir article N), Georges Bachelot (voir article du 7 février 2018).
Les 5 et 6 août 1944, l'arrivée des troupes américaines étant annoncées, les soldats allemands incendient la ville et prennent une soixantaine de personnes en otage, hommes, femmes et enfants. Heureusement, les allemands cèdent après des négociations avec le sous-préfet Albert Fouet et de l'archiprêtre et libèrent les otages. Gravement touchée , Segré se reconstruit dès 1948.
 
Photo personnelle
L'ancien pont de chemin de fer
  
Son économie 
 
Segré a bénéficié du rattachement de la commune de Saint-Aubin-du-Pavoil (voir article V) en 1833 en étendant son territoire ce qui a permis plus récemment de créer de nouveaux lotissements dont le quartier vert qui s'agrandit depuis peu, celui du Court Pivert. En 1835, la ville avait grignoter un bout de la Commune de Sainte-Gemmes-d'Andigné et de celle de la Chapelle-sur-Oudon en 1833.
A partir des années 1860, l'activité liée au travail du cuir se développe. 
Dans la première moitié du XXéme siècle la tannerie Lepage (1906) et l'usine électrique (1914) s'installent au cœur de la ville. Autour de 1960, le déclin de la tannerie commence jusqu'à ce que l'usine s'arrête définitivement en 1996. L'usine électrique cesse de fonctionner au milieu du XXème siècle.
Au cœur du bassin ardoisier et minier de Combrée, Noyant- la-Gravoyère, Nyoiseau, Segré se voit accorder la concession de l'Oudon-Maingué, située sur sa commune en janvier 1875. Plus tard, elle fusionne avec trois autres concessions toutes proches et forment la Société des mines de fer de l'Anjou et des forges de Saint-Nazaire, puis la Société des mines de fer de Segré en 1911. Le site connaissant de mauvais résultats fermera en 1934.
L'installation a été facilitée par l'arrivée du train dans la deuxième partie du XIXème siècle. Un pont de chemin de fer surplombant l'Oudon a été construit ainsi qu'une gare inaugurée en 1884 ; ils ont contribué à l'expansion des mines de fer et d'ardoises dans la région Nord-Est du Segréen.
Tout fut bouleversé à l'arrêt de la dernière mine, celle de Nyoiseau qui a eu des conséquences sur l'offre de travail. Depuis Segré dispose d'une zone industrielle où y a été implanté quelques industries (pièces pour l'automobile, industrie alimentaire, maroquinerie de luxe …) et aussi des entreprises artisanales de taille moyenne et des emplois de services et du commerce; ce dernier secteur souffre beaucoup ces dernières années surtout les petits commerces qui tentent pourtant de se réorganiser.
 
Photo personnelle
L'ancienne usine électrique
 
Mathurin MORILLON et Charlotte BELLIER, mes sosa 4708 et 4709, sont à priori les seuls ancêtres avoir fréquenté la ville de Segré si on excepte les contemporains qui y sont nés ou décédés aux XXè et XIXè siècles.
 
Mathurin MORILLON et Charlotte BELLIER, sosa 4709 se marient le 17 février 1601 à La Madeleine de Segré. Ils vivront ensuite au moulin de la Couère à Nyoiseau où naîtra leur fils Antoine. Sa mère Charlotte décède alors qu'il est très jeune. Mathurin lui décédera seulement 10 jours avant le mariage de son fils, le 18 octobre 1632.
 
Antoine, sosa 2354 épouse à Châtelais le 28 octobre 1832 Perrine Bellanger, sosa 2355, née à La Ferrière-de-Flée. Catherine Morillon, la sœur d'Antoine épousera un marchand meunier de Livré (Mayenne).
 
La branche d'Antoine Morillon et Perrine Bellanger, donnera naissance à une nouvelle branche de mon arbre par le mariage de sa fille Jeanne Morillon qui fera alliance avec une branche de meuniers les DENIS.
 
Jeanne, mon sosa 1177 épouse Jean DENIS, sosa 1176 à Châtelais le 24 octobre 1650. A son tour, leur fils René DENIS, mon sosa 588 marié à Chérancé avec Jacquine Peltier, poursuivra l'héritage de sa famille en exerçant le métier de meunier, lui à Bouchamps-lès-Craon jusqu'à son fils René, sosa 292, et sa petite fille Marguerite DENIS, mon sosa 147 qui, en épousant René GRANGER, meunier, deviendra mère de 11 enfants dont Marguerite GRANGER, mon sosa 73.
Marguerite GRANGER baptisée le 25 juin 1742 à l'église Saint-Clément de Craon, épousera à l'âge de 35 ans mon sosa 72 , Jacques GUILLEUX, mon sosa 72 lui aussi meunier de Feneu (voir article F).
 
En 1780, on les retrouve au moulin du petit Charray à Montreuil-sur-Maine alors que ses enfants naîtront à Chambellay, deux villages bordant la Mayenne. Joseph, mon sosa 36, y verra le jour ainsi que son frère, Jacques et sa sœur, Marguerite.
Puis Jacques quittera bientôt le moulin à eau sur la Mayenne et occupera le moulin à vent de Besneau au Lion-d'Angers.

Jacques terminera sa vie ici le 6 avril 1822. Sa veuve restera au moulin de Besneau et décédera le 28 juin 1832 alors que son fils Joseph, sosa 36 aura déjà sept enfant dont Jacques alors âgé de 12 ans. Jacques voyagera de moulins en moulins et sera le dernier meunier de la famille.

Clémentine , mon AGM, est sa fille née de son mariage avec Clémentine JAGUELIN.  (je les ai évoqués dans l'article A, l'article B, l'article P, l'article W et l'article X)

 

  

 
 
 
Sources :
- Wikipedia 
- WikiAnjou
- Livre : ''L​​​​​​'Histoire de Segré et son canton de Pierre Méchineau'' aux éditions Hérault
 
 
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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Ancêtres angevins, #Généalogie paternelle
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