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St Laurent des Autels est un village du nord des Mauges.
Situé au carrefour de  routes départementales, cellle venant du Nord (Segré - Ancenis) vers le Sud (Vallet - Clisson) et vers la Vendée puis l'autre de l'Est à l'Ouest, de Chalonnes - Montrevault vers Le Loroux-Bottoreau jusqu'au sud de Nantes.
Tout proche, le village du Fuilet qui connaissait autrefois une intense activité autoir de la poterie : des carrières d'argile, de nombreuses poteries et briqueteries dont l'histoire est honorée avec son village potier à visiter.
Autrefois, le village dépendait de l'évêché de Nantes comme Drain.  En effet, ces deux villages étant plus proches de Nantes que d"Angers, était naturellement soumise à son influence. Mais Saint-Laurent-des-Autels était une annexe de Drain, une "fillette".1

A la Révolution, comme tant d'autres communes des Mauges, elle fut traversėe par les colonnes infernales qui détruisirent le bourg, brûlant l'église et incendiant les maisons et les fermes puis massacrèrent 230 personnes. 
Llann Wé², CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

La Chapelle du Champ des martyrs à Saint-Laurent-des-Autels

En mars 1794, la région des Mauges eut à subir ces horreurs dans grand nombre de ses villages. De même La Poitevinière, ce village où mon ancêtre natif de Saint-Laurent finira le reste de sa vie avec toute sa famille.
 
 
Louis SINANT, mon sosa 280 naît à  Saint-Laurent-des-Autels à la fin du XVIIème siècle où vivent ses parents Arthur et Julienne Goulleau. Il y exerce son métier de maréchal puis part vers le mois d'octobre 1704 pour la Poitevinière village du centre des Mauges proche de Chemillé.
 Là, il épouse Perrine Pezot le 19 janvier 1705. Son père Arthur Sinant, mon sosa 560, est présent au mariage ainsi que son frère Guillaume demeurant toujours à cette date à Saint-Laurent-des-Autels. Désormais 3 générations au moins de SINANT resteront dans ce village de la Poitevinière.
Ils auront 7 enfants dont Joseph,  mon sosa 140 né le 24 octobre 1720 qui deviendra maréchal taillandier. Marie Picherit qu'il épousera le 20 février 1748, mettra au monde deux filles et trois garçons dont Pierre, qui prendra la succession de son père comme maréchal taillandier. Puis finalement il choisira d'exercer le métier de cabaretier.
Pierre mon sosa 70 se mariera le 26 octobre 1778 à Perrine Challet à Coron; elle mettra au monde trois garçons et quatre filles dont la plus jeune Perrine deviendra mon sosa 35. On ne trouve pas l'acte de sa naissance en ces moments troublés des révoltes vendéennes et des massacres perpétrés contre la population de la région par les colonnes infernales. On situe sa naissance  dans la période entre 1792 et 1794. 
Celui qu'elle épousera plus tard, Pierre Renou mon sosa 34 sera déclaré le 
4 complémentaire an 5 (20 septembre 1797) par son oncle donnant des informations qui ne semblent pas correspondre à la date de son baptême ni même son prénom.
2
Leur mariage aura lieu le 27 octobre 1814 et de celui-ci naître Perrine Renou, mon sosa 17, le 22 octobre 1815 (dont j'ai parlé dans l'article P - Les Ponts-de-Cé).
 
 
 
Je ne connaissais pas cette info jusqu'à très récemment! Il sera peut-être possible de trouver l'ascendance de Louis Sinant dans les registres de la paroisse de Drain dont dépendandait Saint-Laurent-des-Autels.
2 Note : 
Pierre Renou est né à Coron mais la confusion dans les actes trouvés est telle qu'on ne sait sur quel pied se tenir.
Jean est le prénom choisi pour un enfant de Pierre Renou et de Françoise Poitevin né en 1792. Un acte de baptême en date du 28 août 1792 est rédigé dans le registre de Coron, une retranscription puisqu'on y indique le 26 février 1792 comme étant la date de sa naissance. Les parrain et marraine étaient Jean Lagrange, maréchal de logis au 11ème régiment et Adélaïde Girard, une marraine qui apparaît dans de nombreux actes dans ces derniers jours d'août, ce qui semble expliquer qu'ils ont été fait en série sans doute à la faveur d'une accalmie des insurrections ou une retranscription mais pourquoi les mêmes parrain et marraine y seraient inscrits?
Cinq ans plus tard, c'est son oncle qui le déclare à l'état civil, le 4 complémentaire an 5 (20 septembre1797), comme étant né le 26 février 1792 et lui donne le nom de Pierre.
Mais peu de choses concordent, un enfant nommé Jean serait né le 19 février 1792 et l'autre nommé Pierre le 26 février 1792 ?
Est-ce que l'oncle se trompe d'enfant ou bien Pierre et Jean sont un seul et unique enfant ?
Ou bien deux enfants seraient nés un nommé Jean en 1792 et l'autre nommé Pierre une autre année? Mais on ne trouve pas d'acte le concernant!
Les parents sont décédés dans "le courant du fort de la guerre de Vendée". Si Jean Renou n'a jamais revu leur famille, c'est possible qu'il n'en connaissait pas le prénom. Mais comment l'ont-ils recueilli? Qui s'en est occupé quand les parents ont été tués? Beaucoup de questions difficiles ont dû se poser dans cette période de combats acharnés dans le choletais et la Vendée.
 
 
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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Généalogie paternelle, #Ancêtres angevins
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