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Vern est un village du Haut-Anjou situé à louest du Lion d'Angers au Nord de la Pouëze, au Nord-Est du petit village d'Angrie et au sud de Marans. Mes ancêtres ont vécu dans ces villages qui l'entourent. Il y a eu beaucoup de déplacement de ceux-ci, des uns vers les autres villages alentour.
En 1920, la commune de Vern a changé son nom pour l'appellation actuelle de Vern-d'Anjou et qui avec le regroupement de communes déléguées a intégré la commune d'Erdre-en-Anjou. Le nom de cette nouvelle commune est inspiré du nom de la rivière l'Erdre qui prend sa source au sud de Vern sur le territoire de la Pouëze. Le ruisseau de la Lucière rejoint ici un affluent de la Verzée, le ruisseau de l'Hommée qui naît sur le territoire de la commune. Les terres de Vern-d'Anjou sont abondamment arrosées par de nombreux petits cours d'eau.
L'agriculture a eu longtemps tenu une grande place à Vern et a été portée par les idées nouvelles du comte de Falloux qui avait créé à la fin du XIXème des fermes modèles. Désormais l'agriculture n'occupe plus désormais que 27% de la population même si l'agriculture ici est importante du point de vue des terres exploitées.
Autrefois il existait des briqueteries et de nombreux fours à chaux, encore présents dans le 3ème quart du XIXème siècle; au nombre de 10, elles dépendaient de trois établissements "mais entretenant, au milieu d'agriculteurs à l'aise, une population industrielle dans la misère"*. Une briqueterie offrait aussi du travail aux habitants à cette époque. A l'heure où Célestin Port écrit son dictionnaire historique, une ardoisière fonctionnait encore près de la Pinardière.
Une autre avait existé à Vern vers la fin du XVIème siècle, bien avant celle de la Pouëze.  Au XXème siècle, seront ouvertes deux carrières qui ne dureront pas.
Célestin Port rapporte que depuis la moitié du XIXème siècle aux années 1870, le bourg  s'est reconstruit et a doublé dans cette période. Elle a commencé à décroître dans les années de la fin de ce siècle jusqu'à ces dernières années où elle est revenue au niveau des années 1870. Peut-être cela peut-il s'expliquer par sa position centrale par rapport aux quelques villes proches d'elle dans le Haut-Anjou : Segré, Candé et Le Lion d'Angers, sans oublier les liaisons routières qui permettent d'accéder rapidement à l'agglomération angevine.
A noter par ailleurs que le village a lui aussi connu des combats pendant la Révolution des partisans du roi et une garnison républicaine s'étant installé dans le village. Des escarmouches s'y déroulèrent entre ces troupes et quelques chouans venus des bourgs voisins.
L'Église actuelle est venue remplacer une ancienne église datant seulement de 1844 conçue par l'architecte René Hodé1 qui a été complètement rasée. La nouvelle église fut inaugurée en septembre 1875. Le prieuré tout proche avait été racheté en 1807 "par un groupe d'habitants qui en tranférèrent en 1810 la propriété à la commune." 
Peter Potrowl, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
  L'Église Saint Gervais et Saint Protais
 
Ici les familles étaient rarement stables et se déplaçaient beaucoup dans les villages alentour et revenaient de temps en temps à Vern-d'Anjou. Ainsi  pour les familles GASNIER, GUERRIER, PELTIER et même PLACÉ.
 
 
Famille PLACÉ
- Les PLACÉ dont la branche est issue de Vern-d'Anjou sont repartis vers Chazé-sur-Argos au cours des temps puis se sont alliés avec des membres de la famille GASNIER qu'eux-mêmes se sont retrouvés au fil des années tantôt à Chazé-sur-Argos ou à la Pouëze  arrivaient à  Vern-d'Anjou et repartaient.
 
 
Famille PELTIER
- Il en est de même pour la famille PELTIER dont je retrouve le plus ancien à Combrée au début du XVIIème siècle, qui arrive ensuite à Chazé-sur-Argos, à Marans puis revient à  Chazé-sur-Argos.
Est-ce que les autres branches Peltier de Chazé pourraient être ​​​​ issues de la même souche?
Michel PELTIER, mon sosa 40, époux de Rose Thierry, vivra à Chazé-sur-Argos et décédera au hameau de Cuillon à Vern-d'Anjou le 29 novembre 1812.
Leur fils, Michel mon sosa 20 et sa soeur aînée ont vu le jour à Chazé; seul Julien son frère est né et a passé toute sa vie à Vern. Mais Michel y décédera et à l'inverse, Julien décédera à Chazé!
Il faut attendre la génération suivante pour que la famille s'installe vraiment à Vern-d'Anjou pour trois générations. Marié le 7 novembre 1830 avec Mauricette GASNIER à Chazé où naît leur fille aînée, entre 1835 et 1843, ils demeureront à Vern-d'Anjou. 
 
Leur fils Michel, mon sosa 10, y est né le 27 juin 1843. Sa soeur aînée née à Chazé décédera à la Guenoulaie de Vern, le 29 mars 1851; leur père, Michel sosa 20 y disparaîtra le 20 octobre de la même année et son épouse le suivra 9 jours plus tard! 
Le pauvre Maurice, sosa 10, n'aura guère de chance dans sa vie puisque sa première épouse, Françoise Bougault décédera 3 ans après leur mariage laissant deux enfants en bas-âge. Il se remariera le 26 avril 1871 au Lion-d'Angers avec Marie GUERRIER 2, mon sosa 11. Ils auront 3 garçons et 3 filles et un autre mort-né. L'aîné de la famille n'avait que 15 ans et la plus jeune ma grand-mère, seulement 5 ans, quand leur mère décéda à son tour en 1887. Heureusement la plus grande de la famille alors âgée de 14 ans ne quitte pas sa petite soeur Aline avant son mariage à un âge où la plus jeune, alors âgée de 18 ans, pourra se débrouiller seule. 
Cinq plus tard, Aline mon sosa 5, épousera Georges3 le 14 novembre 1905 dans ce village de Vern-d'Anjou.

 
 
 
Notes :
* Dictionnaire historique du Maine-et-Loire de Célestin Port
1 René Hodé (voir article M)
2 Famille GUERRIER (voir article L)
3 Ascendance de Georges (voir article A)

 

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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Ancêtres angevins, #Généalogie paternelle
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