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A la lettre F, j'ai parlé de Joseph Guilleux marchand meunier et sa nombreuse famille demeurant à Feneu.
Joseph et son épouse Marie Burgevin n'y sont arrivés que vers 1749. Auparavant ils habitaient Grez-Neuville, le village où était installé le meunier. Seule, leur fille aînée Marie, était née à  Montreuil-sur-Maine, là même où sa mère Marie Burgevin avait vu le jour le 28 février 1720 au lieu-dit "le Rideau de la Saulaie".

 
  ***
La commune de Montreuil-sur-Maine s'étend du Lion-d'Angers au sud jusqu'aux villages du grand et du petit Charray au nord et sa limite à l'Ouest suit le cours de l'Oudon jusqu'au ruisseau de la Houssière puis remonte en direction du territoire de Saint-Martin-du-bois  et redescend vers la Mayenne à Charray.

Ce village peu peuplé a, actuellement, une population relativement jeune. Les personnes âgées y sont en minorité. Son activité est principalement agricole ou dans les secteurs du commerce.

La Mayenne a eu une importance considérable dans le développement de la meunerie. Aujourd'hui, les moulins ont disparu ou ne fonctionnent plus. Ainsi le moulin de la Grotte, au XIXe siècle, a remplacé l'ancien au moment de l'industrialisation de la meunerie. On parle d'un moulin en cet endroit dès le XIe siècle. Une écluse qui existait auparavant, permet, de nos jours, le passage des bateaux de plaisance qui parcourent la Mayenne remplaçant les bateaux des marchands qui y transportaient leurs marchandises. Cette rivière connaissait autrefois un trafic très important de Laval à Angers. Les échanges des meuniers angevins avec les moulins de Mayenne étaient florissants et les familles nouaient des alliances avec elles en mariant leurs enfants. Jacques Guilleux, mon sosa 72, fils de Joseph et de Marie Burgevin, a épousé en 1777 Marguerite Granger, fille d'un meunier  de la vile de Craon.
Tout près du moulin une grotte imitant celle de Lourdes a attiré beaucoup de pèlerins aux XIX et XXe siècles.
A l'époque de mes ancêtres d'autres moulins s'éparpillaient sur le territoire de Montreuil :
- La Ménité
- Le Ménil (ou Mesnil)
- Le Rideau de la Saulaie (ou le Rideau)
- Hautebise ou (Haute Bize)
- Charray (le grand et le petit Charray)
- Chauvon (tout près du Lion-d'Angers)
Les bords de la Mayenne près du "Rideau"
Lors de recherches généalogiques, on peut remarquer que  de nombreuses généalogies de notre "Anjou Bleu" prennent racines ici. Curieusement, on y trouve des actes concernant des pèlerins qui y faisaient étapes sur leur chemin.
C'est un plaisir pour les généalogistes de se plonger dans ses registres grâce au répertoire des années 1587 à1858 qui leur facilitent la tâche.
A la fin de l'année 1775, Joseph Guilleux décède à Feneu, le lendemain du mariage de sa fille Mathurine avec Pierre Sauvêtre le fils des meuniers de Ménil en Mayenne. Ses sept derniers enfants n'ont pas encore contracté de mariage à cette date. Ils se disperseront  par la suite dans divers moulins de la région du fait de leur mariage :
- Mathurine GUILLEUX, 20 ans, épouse le 3 octobre 1775, à Feneu, Pierre SOUVETRE, fils de Michel Souvêtre, meunier à Ménil en Mayenne
la même Mathurine GUILLEUX, 31 ans, épouse le 2 mai 1786, à Brissarthe, Christophe LEON, meunier à Brissarthe
- Mathurin GUILLEUX, 25 ans, épouse le 22 octobre 1776, à  Feneu, Marie FRANCOIS fille de Pierre François meunier à Sceaux-d'Anjou et demi-frère de Joseph père de l'époux.
- Jacques GUILLEUX, 26 ans, épouse le 4 février 1777, à Craon, Marguerite GRANGER, fille de René Granger meunier à Craon
- Anne GUILLEUX, 22 ans, épouse le 15 octobre 1776, à Feneu, Jacques LE MANCEAU, meunier à Cantenay-Epinard
- Renée GUILLEUX, 20 ans, épouse le 27 octobre 1778, à Montreuil-sur-Maine, François PERRAULT, 27 ans, marchand meunier à Nyoiseau
- Charlotte GUILLEUX, 19 ans, épouse le 26 janvier 1779, à Montreuil-sur-Maine, Christophe EQUIS, environ 30 ans, oncle de François Perrault, lui aussi meunier
- Pierre GUILLEUX, 23 ans, épouse le 24 juillet 1780 Marie DESPREZ, fille de Pierre Desprez meunier à Chenillé-Changé
le même Pierre GUILLEUX, 40 ans, épouse le 31 juillet 1797 au Bourg-d'Iré, Renée BUARD, fille de René Buard, meunier au Bourg d'Iré
Marie Burgevin, leur mère, finira ses jours le 22 février 1779, chez son fils Jacques, mon sosa 72, au lieu-dit "Haute Bise'', lieu-dit perché sur le côteau dominant la grotte sur la rive droite de la Mayenne, à Montreuil-sur-Maine le village où elle était née au ''Rideau de la Saulaie''.
 

 

 

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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Ancêtres angevins, #Généalogie paternelle
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