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On voit sur la carte l'emplacement du moulin et de la chevalerie où ont vécu mes ancêtres près du château de Sautré  
 
Feneu est une commune située sur la Mayenne dont le bourg est situé au sud de son territoire. Le reste est couvert de terres agricoles, d'un petit port devenu port de tourisme et de chateaux notamment celui de Sautré à l'Est du bourg et celui de Montriou entouré d'un parc magnifique et de jardins offrant une grande variété de parterres et surtout une grande collection de cucurbitacées qui enchantent les visiteurs.  
   

Sautré est situé sur les bords de la Mayenne.  

Ce lieu a été organisé pour le service des seigneurs du château de Sautré, avec l'installation du moulin au XIIIè siècle, de la Chevalerie et des terres déffrichées et cultivées.
Le château de Sautré fut construit à cette époque sur un éperon rocheux dominant le ruisseau de la Suine. Cette forteresse commandait le cours de La Mayenne et protégeait Angers contre les invasions des Bretons, des Normands ou des Anglais.
Remanié au fil des siècles, il ne subsiste du château primitif que les assises inférieures du donjon et de la tour d'angle à toit pointu. « On raconte que des souterrains conduisaient des douves de Sautré à la chapelle des Vignes, en passant par la Chevalerie »…
Le château a été construit au confluent de la Suine dans la Mayenne. A la fin de l'ancien régime, 27 personnes assuraient le train de vie du château, soit 38 personnes à demeure avec les maîtres de Sautré. A la révolution, Sautré fut pris comme bien national, mais Chrysanthe de Varennes, revenu d'émigration, racheta le château. Différentes familles s'y succédèrent.
C'est en 1851 que Joseph Guilleux s'installa à Feneu, travailla au moulin de Sautré comme marchand meunier. La famille demeurait à la Chevalerie* tout près du château de Sautré et des moulins sur la Mayenne.
 
La Chevalerie était à ses débuts, un poste de défense du château de Sautré commandé par un chevalier, d'où le nom de «chevalerie» donné à ce poste. Pendant les troubles du Moyen-Age et les guerres de religion, si la forteresse de Sautré était bien protégée au nord et à l'ouest, par la petite rivière de la Suine et les marécages qu'elle formait lors de son confluent avec la Mayenne, il n'en était pas de même à l'est car les ennemis venaient d'Angers en passant par Feneu. Ce poste de défense était relié au château de Sautré par un souterrain dont le départ se situait dans le fossé du château.
Au fil des siècles, la propriété fut transformée et passa entre les mains de familles nobles qui se succédèrent jusqu'à la Révolution où le Chevalerie fut vendue comme bien nationale et dissociée de Sautré.
Plus tard, les bâtiments devinrent propriété d'agrément toujours rattachés à Sautré.
Les moulins de Sautré  
Un moulin fut construit sur La Mayenne en 1285 pour protéger le château proche et assurer la surveillance du trafic de la rivière. Le vieux moulin (dit "le Grand Moulin") fortifié avait une tour de guet qui protégeait le château et servait de tour de garde pour surveiller le trafic de la rivière. L'ennemi arrivant souvent par l'eau. Cette tour faisait aussi office de tour de péages, ou « octrois » perçus lors du passage des bateaux.
Il y avait déjà à l'époque, un barrage fait de pieux et de troncs d'arbres enchevêtrés de grosses pierres, relativement peu étanche. Une porte marinière, ancêtre de nos écluses, permettait de franchir le barrage. Trois heures étaient nécessaires pour le passer !
Au XVIIè siècle, le grand moulin était un moulin à grains tandis que le nouveau moulin, (dit "le Petit Moulin") établi plus proche du château était au XVIIè siècle un moulin foulon à draps. 
 
 
En 1766, le grand moulin brûle mais il est reconstruit aussitôt aufrais du deigneur de Sautré et de son meunier Joseph François, un neveu de Joseph Guilleux mon sosa 144 et devient moulin à grains.
Il fonctionnait en 1881 et tournait environ dix mois de l'année à cause des crues. Le moulin abandonné quelques années au début du siècle, fut repris par Eugène Loyant père, qui écrasait environ 20 quintaux de blé par 24 h.  
En 1938, son fils le modernisa et la production passa à 60 quintaux. Il tourna pendant la seconde guerre et fut pour les habitants du secteur une aide précieuse de ravitaillement. Le moulin cessa d'écraser du blé en 1972, tout en continuant la mouture de l'orge et de l'avoine ; cette dernière activité s'arrêta définitivement en 1980. Sa machine est toujours en état.
 
 Il existait aussi un moulin à vent au sud-est du petit moulin.
 
 
 
   
 
Joseph Guilleux, mon sosa 144, épousa le 17 novembre 1739 Marie Burgevin, fille de Michel Burgevin marchand meunier à Montreuil-sur-Maine et de Marie Ollivier. Il fut avant son mariage meunier au moulin à eau de Varennes, paroisse de Thorigné, puis après son mariage, à Grez-Neuville où il resta jusqu'avant 1749.
Joseph était le seul enfant resté vivant de Madeleine Marquis et Joseph Guilleux meunier à Varennes. Sa mère s'étant remariée avec René François, il eut donc plusieurs demi-frères et sœurs dont Pierre François qui maria sa fille Marie à un des fils de Joseph, Mathurin.  
Il préserva cependant le nom de Guilleux grâce à sa nombreuse descendance. En effet, 16 enfants sont nés dans cette famille dont :
  • Marie, l'aînée épousa François Richou.
  • Joseph Guilleux qui épousa Marie Charon, d'abord meunier à Montreuil, ensuite à Varennes à partir de 1778, et quelques années plus tard, à Grez-Neuville jusqu'à sa mort en 1800, là où il avait épousé Renée Gauthier deux ans avant son décès.
  • Madeleine Guilleux qui se maria avec François Soreau, neveu de Pierre Richou, le meunier de la Roussière; ils devinrent meuniers à Sainte-Gemmes-d'Andigné.
  • Michel Guilleux marié avec Anne Charon, qui travailla au moulin de Charray avec son frère Jacques.
  • Mathurin Guilleux qui épousa Marie François, sa cousine, et fut marchand meunier à Montreuil dont il fut le maire du 13 thermidor an XVIII à l'année 1813 où il démissionna.
  • Jacques Guilleux, mon sosa 72, meunier au moulin à eau du Petit charray puis au moulin à vent de Besneau au Lion-d'Angers  -  voir l'article «Le Lion-d'Angers»
  • Mathurine Guilleux qui épousa Pierre Souvêtre, fils de meuniers de Menil, un cousin du côté de sa mère, puis se remaria 11 ans plus tard avec Christophe Léon meunier à Brissarthe.
  • Pierre Guilleux le plus jeune des fils de la famille, épousa d'abord Marie Desprez, une petite-cousine par sa grand-mère maternelle et qui décéda au moulin de la Haute Bergée à Combrée; après ce décès, Pierre se remaria avec Renée Buard, la fille de meuniers de Noëllet, et travailla au moulin de la Haute Bergée au Bourg-d'Iré (à noter que sa fille Marie née du premier mariage épousa Pierre Dupont et hérita du moulin de La Haute Bergée).  - voir l'article «Derniers meuniers»
  • Renée Guilleux épousa François Perrault meunier à la Petite Couère à Nyoiseau.
  • Sa sœur Charlotte épousa un an plus tard le cousin de François, Christophe Equis
 
 
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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Généalogie paternelle, #Anjou
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