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Combrée est une localité désormais rattachée à la commune nouvelle d'Ombrée d'Anjou et située à l'Est de Pouancé lui-même tout proche de la limite Ouest du département de Maine-et Loire. Au Sud-Est, elle a des limites communes avec le Bourg d'Iré qui suivent le cours de la Verzée. *
Il présente l'originalité d’être divisé en deux bourgs éloignés l'un de l'autre : - le bourg historique sis dans le vallon qui glisse doucement vers la Verzée qui détermine les limites de cette commune,
- la cité ardoisière construite par la société des ardoisières à partir de la dernière partie du XIXè siècle jusque dans les années 1930 et située sur la ligne de crête (d'où peut-être son nom «Bel-Air» car le vent y souffle fréquemment).
 
OpenStreetMap
  
Contrairement à son quartier ouvrier, le bourg historique a eu, jusqu'à la fin du XXe siècle, une activité largement tournée vers l'agriculture, il est désormais habité par une population tournée vers les emplois industriels (petites et moyennes entreprises) et tertiaires.
Le site de Bel-Air a été construit dans le prolongement de la Forêt de l'Ombrée, au Nord, dominant le reste de la commune .
Cette forêt s'étend des communes de Chazé-Henry à l'ouest jusqu'à Noyant-la-Gravoyère à l'est. Au XVIIè des forges y ont été installées. Dans la 2ème partie du XXe siècle, des entreprises s'y ont été implantées sur les sites ardoisiers à l'occasion de l'arrêt de l'exploitation d’extraction concurrencée à cette époque par l'ardoise espagnole.
 
Attaque de Chouans

Attaque de chouans - Par G. Bourgain - Bibliothèque de Fougères, Domaine public

Combrée a connu, comme les localités voisines, de graves troubles pendant la révolution. Comme au Bourg d'Iré des paroissiens ont refusé la constitution civile du clergé et continuent d'être baptisé* ou marié par le curé de cette paroisse qui se cache.
En mars 1793, un certain nombre d'habitants de Combrée et des paroisses proches refusant la levée en masse se soulèvent et se saisissent de plusieurs armes désarmant ainsi les habitants patriotes puis se dirigent vers Le Tremblay au sud, rejoignent Loiré pour rallier à Ancenis d'autres insurgés. Mais ils sont surpris par une troupe de républicains : sept hommes sont tués et deux blessés. Vingt-sept insurgés sont alors fait prisonniers dont le chef des insurgés, qui mourra de ses blessures. Les autres seront jugés et guillotinés sauf trois d'entre eux graciés.
 
Certains de mes ancêtres ont connus cette terrible période où les villageois étaient dans des camps opposés et certains plutôt partisans des insurgés ne souhaitaient pas prendre les armes. 
 
Cette localité a vu en 1810 l'implantation de l'Institution libre de Combrée qui a accueilli un grand nombre accueillir d'enfants de niveau collège et lycée, jusqu'en 2005 année de sa fermeture. Parmi eux, quelques célébrités : l'ingénieur Jacques Bertin, inventeur de l'aérotrain, Hervé Bazin y fit un bref passage, Jacques Spiesser dont j'ai parlé dans un article de mon Challenge 2019, et le chanteur Pascal Obispo. Bien de mes camardes garçons eux aussi ont fait un séjour de quelques années dans ces classes.
Plusieurs années après la fermeture, un EPIDE (l'établissement public d'insertion de la Défense) s'y est installé.
Combrée est un des villages où je retrouve un bon nombre d'ascendants dont on remarque par ailleurs qu'ils sont communs à pas mal d'arbres sur Geneanet et qui a permis des échanges entre généalogistes.
On y trouve les familles ADAM, BOURGEOIS (BOURGEAIS), CHAUVIN, LARDEUX, (LELARDEUX), DUPUY, LOYAU, LOUIRON, MALVAULT, CADOTS et les plus anciens ancêtres de la lignée paternelle d'Aline PELTIER sosa 5 au début du XVIIè siècle ; leur nom s'écrit alors PELLETIER.
On y retrouve aussi des JAGUELIN notamment les ascendants de Clémentine JAGUELIN, mon AAGM dont j'ai parlé hier, épouse de Jacques Guilleux et mère de Clémentine Guilleux mon AGM.
Je remonte ici à la 10è génération avec René JAGUELIN mon sosa 608 né autour de la moitié du XVIè siècle.
La famille JAGUELIN était une famille de cultivateur jusqu'à Louis mon sosa 38 qui devient domestique à la métairie d'Armaillé à la Pouëze pendant que sa mère Jeanne DESGREES* avait un travail de domestique au château du Plessis à Combrée.
 
* lire le RVAncestral  de janvier 2017 "Jeanne Desgrées dans la tempête révolutionnaire"
 
 
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Tag(s) : #Challenge AZ 2020, #Généalogie paternelle, #Anjou
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