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Ça mijotait. Les recherches avaient été fructeuses, mais comme il a été long à écrire ce #RDVAncestral ! C'est un article du journal OF du 29 janvier qui m'a inspirée pour aller à la rencontre de mes ancêtres, Philippe et son neveu Jean Baptiste Maurice.
 
 
***************
 
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Quand j'arrivai à Saint Georges-sur-Loire, ce 3 février 1789, j'aperçus au lointain vers le Nord l'immense bâtisse qu'est l'abbaye avec ses jardins en terrasse, transformée il y avait un siècle tout juste, et j'essayais d'imaginer ce qu'avait été la vie de mes ancêtres ayant travaillé à la poste aux chevaux de ce village. Je me disais que j'aurais pu arriver ici conduite par leurs voitures, mais ce n'était pas un chemin de poste que j'avais dû emprunter.
Parvenus près de l'abbaye, il nous fallut bifurquer pour emprunter la «route royale» et nous diriger vers la Poste aux chevaux désormais entre les mains de Mathurin Claude Avril qui avait succédé à René Guy Sortant, le frère de mon ancêtre Philippe qui, lui, y exerçait toujours son métier. Le trouverais-je, le sellier? Ce serait un bonheur de le rencontrer, mais le but de ma visite c'est de parler avec son neveu Jean Baptiste Maurice Sortant, et je ne sais où le trouver.
  Vue de l'abbatiale de Saint Georges-sur-Loire - Louis  Boudan (Sourcec Gallica)
Au milieu du bourg, de nombreux commerçants étaient installés tout le long du chemin étroit qui conduit d'Angers à Nantes, ce chemin de Poste semé d'auberges et de relais, certains tenus par des membres de la famille Sortant. Jean-Baptiste, le frère de Philippe et père de celui que je devais rencontrer ici, avait été l'aubergiste de Champtocé1, ce village où naquit Gilles de Rais alias  «Barbe Bleue», auberge qui était désormais installée au carrefour de la Riotière à Ingrandes.
 
Nous approchions enfin du relais de Poste, à l'entrée du bourg. Un long bâtiment s'étirait d'un côté du porche et les écuries lui faisaient face. L'espace qui les séparait, grouillait de vie, les chevaux, les garçons d'écurie qui les abreuvaient, quelques voyageurs et les postillons qui attendaient de remonter en voiture, le conducteur - était-ce Nicolas, le beau-frère de Philippe, mon ancêtre, qui attendait le départ? Rien de sûr! J'aperçus alors un homme d'une cinquantaine d'années qui restaurait le siège d'une voiture, les garnissant de crin qui seraient ensuite revêtus de toile. Je m'approchai de lui. Évidemment, il me prit pour une voyageuse.
- Bonjour, vous êtes bien Philippe Sortant?
Il eut l'air étonné : - Vous me connaissez donc? Vous avez déjà fait étape ici?
- Vous allez être très surpris par ce que j'ai à vous dire! Je suis une de vos descendantes à la sixième génération. Ne me demandez pas comment, je suis arrivée là; moi-même, je n'en sais rien!
Je lui racontai alors ce que j'avais appris sur sa famille, son oncle ruiné, son père ancien maître des postes, son épouse venue des caraïbes, ses enfants, particulièrement Louis Stanislas dont je tairais l'histoire. Je ne lui dirai pas non plus que désespérément j'ai cherché, mais je n'ai plus trouvé trace de lui au moment de la Révolution!
- Mais ma présence ici consiste à enquêter sur les événements de cette année 1789, lui dis-je, sur le projet du roi de réunir les États généraux et le recueil des doléances de la population de chaque paroisse.
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Je lui demandai alors s'il avait participé à ce rendez-vous de la veille qu'avait annoncé de sa chaire le curé Gournay.
Philippe se souvint de l'émotion à cette annonce faite par le curé. Lui, comme tant d'autres, ont ressenti une lueur d'espoir en pensant à tout ce qui leur pesait depuis plusieurs années, les difficultés et les privations. Certes, lui avait la chance de poursuivre son métier au relais de poste, mais il pensait à son frère René Guy qui avait été ruiné. On sentait chez lui la tristesse quand il me racontait tout cela. Désormais, René connaissait l'indigence et était accueilli chez sa nièce, lingère à l'hôpital des incurables. Même s'ils avaient eu quelques mésententes, il gardait le souvenir profondément ancré de l'injustice qu'il avait subi, de la ruine occasionnée par une réquisition de ses chevaux. Un maître de Poste étant obligé d'obéir à toute demande du roi, alors il dut fournir des chevaux pour un déplacement de la reine à Compiègne en 1770. Les dépenses engagées furent très importantes mais comme la dette du roi ne fut régler que partiellement, il ne put redresser la situation et dut démissionner en 1772.
Philippe s'inquiétait aussi des temps devenus  difficiles, tant pour les relais de poste que pour les paysans, même si, ce village n'était pas parmi  les plus en difficulté. En effet, après les intempéries, les récoltes d'avoine pour les chevaux avaient été médiocres et cela pourrait bien avoir des conséquences sur son travail, même s'il le reconnaissait, le pays avait toujours besoin de voituriers.
 
Je lui demandai alors où je pourrais trouver Jean Baptiste Maurice Sortant, son neveu, celui qui a participé à la rédaction des cahiers de doléances.
- Vous avez de la chance. Justement il se trouve ici en ce moment.
Il me conduisit jusqu'à lui et me présenta à Jean Baptiste Maurice que je saluais. Il lui expliqua le but de ma visite. Il semblait enthousiasmé de parler de cet événement de la veille, qu'il a vécu comme quelque chose d'important et pour lequel il a été le rédacteur des doléances.
- Si je viens vous rencontrer aujourd'hui, c'est que j'ai vu dans le journal de ma région2 qu'on y parlait de vous. On y expliquait que vous étiez le rédacteur des vœux et les récriminations envers le roi. dis-je pour expliquer ma présence ici.
- En effet, on m'a désigné comme celui qui pouvait écrire puisque j'ai appris à le faire en tant que praticien 3.
 
- Expliquez-moi comment s'est exprimée cette assemblée formée par les hommes âgés de 25 ans et plus, payant des impôts, qui y étaient invités. demandai-je.
- Il y avait là beaucoup d'hommes du village qui ont parlé chacun à leur tour; certains n'osaient le faire car ils ne se sentaient pas en capacité de trouver les mots mais approuvaient bien souvent les propos de ceux qui avaient l'aisance pour le faire.
- J'ai vu que plusieurs modèles étaient à votre disposition en Anjou pour rédiger ces doléances.4 fis-je remarquer.
- En effet, nous nous sommes inspirés dans plusieurs paroisses liées au Comte de Walsh du modèle des «Trois-Amis» rédigés à partir de "la lettre au parti bourgeois" du Comte de Serrant, et préparés à l'avance par les agents du Comte. Mais, nous avons été de ceux qui n'ont pas voulu céder à la tutelle seigneuriale.
- Dans l'article du journal dont je vous ai parlé, il y avait un résumé de vos demandes mais elles n'étaient pas détaillées. Pouvez-vous m'en dire plus? questionnai-je.
- Nous avons retenu 34 points étant donné les nombreuses récriminations qui ont été exprimées. La question la plus importante, ce qui nous fâche au premier point, c'est l'injustice de la gabelle, «impôt, destructeur des mœurs et, de la tranquillité publique et vexatoire» qu'il faut à tout prix détruire alors qu'à quelques kilomètres de là, nos voisins bretons en sont affranchis! La plupart des assemblées ont exigé l'abandon de cette taxe qui créait de la contrebande et des violences. De même, nous demandons l'abolition de «la taille … inégalement répartie». Nous demandons «la destruction des francs-fiefs5… contraire au commerce des biens des campagnes, nobles dans leur nature». Nous voulons aussi la «suppression des privilèges pécuniaires» dont disposent les nobles et les ecclésiastiques et "habitants des villes" … un sentiment qui s'exprime d'un bout à l'autre du royaume.
L'assemblée des paroissiens demandent encore que soit instauré «l'égalité sur tous les propriétaires» sans que des privilèges ne soient accordés et qui soient destinés aux paroisses dont les propriétés font partie.
Que «perception, collecte, comptabilité et versement par les États provinciaux» soient faites «dans le trésor public de tous les produits de l'impôt … que la répartition en soit faite proportionnellement à la fortune apparente des citoyens ...sans avoir égard à leur qualité»
- En effet, l'inégalité des taxes et impôts est une question qui se pose très souvent tout au long de l'Histoire jusqu'à mon époque! concluai-je.
- Il est nécessaire aussi d'abolir «les huissiers priseurs et le droit de 4 deniers pour livre sur la vente des meubles»; les huissiers, «ces espèces de sangsues ... exercent avec (toujours) plus de tyrannie des droits inconnus il y a cinq ans» et «qui portent sur la classe la plus indigente» c'est à dire «sur la veuve et l'orphelin» tout comme «l'abolition sur les droits de successions collatérales … ce qui leur fait acheter à prix d'argent l'héritage de leurs plus proches parents.»
 
Je compris ce que cela signifiait pour une partie de la population.
 
- En ce qui concerne le commerce, reprit Jean Baptiste Maurice, la population de Saint Georges estime que les marchandises doivent être «affranchies des entraves que lui donnent … la diversité des droits inconnus et les visites fréquentes que les voituriers sont obligés d'essuyer».
Elle veut par ailleurs, «la suppression des droits perçus sur bestiaux et marchandises par les gardes des seigneurs, les jours de foire, surtout dans les endroits où il n’y a point été construit de halle et qui troublent le commerce.»
Elle insiste aussi sur la réforme des municipalités et la composition par «des membres librement choisis et destituables» pour gérer les finances de la ville et réclame «une assemblée municipale pour le juste égail des impôts» ainsi que la «sûreté» et «l'administration des droits de contrôle» qui est devenu source d'abus, «de vexations et rapines» par «les agents du fisc», qui doit donc être remise dans les mains des États provinciaux.
Elle réclame aussi la «suppression de l'octroi des villes» qui enchérit la plupart des «marchandises les plus nécessaires». Elle insiste pour que le commerce des grains devienne  plus juste et égal et demande «l'uniformité dans les poids et mesures, surtout de la province.»
Elle veut que «toutes les routes seigneuriales ou foncières dues tant aux seigneurs laïques, ecclésiastiques qu'aux bénéficiers ... puissent être rachetées sur le poids de leur valeur principale ...»
Elle demande à la paroisse «que la propriété des arbres qui se trouvent dans l'intérieur des chemins soit conservée aux propriétaires riverains, et qu’on s’oppose aux prétentions qu’ont élevés à cet égard les seigneurs hauts justiciers» , aussi «que les droits de chasse ne puissent être exercés par les seigneurs ni par leurs gardes sur les terres ensemencées depuis la sèmerie jusqu’à la récolte parfaite; qu’il soit permis à tous particuliers d’empêcher la dévastation de son champ soit par les cerfs, biches, sangliers, lapins et pigeons, pourvu qu'ils ne se servent point d’armes à feu; que les fuyes* ouvertes soient absolument prohibées et que les seigneurs ne puissent les faire ouvrir qu’après la récolte et après que les grains sont levés.»
 
J'esquissai une observation : - Je vois que la population de Saint Georges est principalement commerçante et paysanne et qu'elle veut la justice jusque dans le commerce. Vous avez parlé aussi de l'abolition de certains privilèges et de l'instauration de diverses assemblées, avez-vous pensé à d'autres façons de rapprocher le pouvoir de la population et qu'elle soit mieux représentée?
- Nous aimerions que «l'établissement des États provinciaux où le Tiers-État (soit) pour moitié, … (que) les seuls habitants des campagnes (soient) pour les quatre cinquième», «que les assemblées périodiques des États généraux soient irrévocablement fixées pendant les dix premières années à deux ans et ensuite à trois ans», «que dans la tenue des États généraux, les voix y soient recueillies par tête et non par ordre comme un moyen le plus sûr de maintenir les droits de l’ordre du Tiers-État contre ceux des deux ordres privilégiés qui ne doivent être considérés que comme un seul jouissant du même privilège».
Et nous avons jugé important que ces assemblées «préalablement à tout examen de la quotité et des causes du déficit dans les finances ainsi que les suppressions, réformes et autres moyens de le diminuer soit (réellement) constatée, et toute bonne et saine mesure prise et arrêtée pour l’empêcher de renaître.»
 
- Vous avez, je le remarque, un très grand nombre de réclamations; il semble que, plus que beaucoup d'autres assemblées paroissiales, vous ayez approfondi votre réflexion? concluai-je à l'exposition de toutes ces demandes.
- Sans doute parce qu'une grande partie de notre paroisse est lettrée et que ses activités concernent en très grand nombre le commerce ou l'artisanat et que la production agricole est le fait de propriétaires assez aisés ce qui n'empêche point le reste de la population d'approuver bien des demandes.
Un autre point de nos discussions a concerné la justice et la sécurité. Les participants à l'assemblée demandent «l'augmentation de la maréchaussée dans les endroits principaux de 3 lieues en 3 lieues.» Notre principal voeu serait «que la juridiction seigneuriale soit absolument éteinte et que la justice tant volontaire que contentieuse ne soit exercée que par des officiers royaux.». Ensuite, que dans tous les villes et villages importants «à la distance de 5 à 6 lieues les uns des autres», «il soit également établi dans l’intérieur de la province … des juridictions formés des paroisses les plus voisines» «qui jugeront sans appel jusqu’à mille livres, et dont les appels ressortiront au siège présidial de la capitale» de chaque province et «notamment en la ville d'Angers, un juge présidial qui jugera sans appel jusqu'à concurrence de dix mille livres, ainsi que de toute demande pour servitudes et droits qui n’auront aucune valeur déterminée.» Aussi, «qu'il soit nommé en chaque paroisse un juge de paix qui jugera sur-le-champ, et après avoir entendu les parties, les contestations de peu de conséquence et dont la valeur n'excédera pas cinquante livres».
Il faut de ce fait «qu’il soit établi un code de lois, tant pour le civil que pour le criminel, uniforme pour le royaume, qui abrège les frais et longueur des procédures; que les citoyens ne puissent être traduits devant d'autres juges que ceux de leurs domiciles pour les causes personnelles … et que les droits de committimus 6 et autres privilèges pour traduire devant des juges étrangers soient supprimés». Enfin, nous demandons instamment «une seule loi qui tienne lieu de coutume pour tout le royaume.»
- Outre l'égalité et la justice avez-vous d'autres exigences? questionnai-je encore.
- En effet, nous émettons le vœu «pour qu'il existe dans chacune des paroisses un bureau de charité, et que dans des temps de calamité comme cette année-ci, chaque assemblée municipale soit autorisée sans assemblée de paroisse; que les bureaux soient dotés à suffire pour fournir les fonds nécessaires à cet utile établissement et qu'ils soient pris par préférence sur les biens ecclésiastiques. soit communautés ou bénéfices qui ne sont d’aucune utilité et dont la suppression paraît devoir être avantageuse du bien public.» A partir de là, nous réclamons «l'abolition du concordat7» et nous manifestons notre «opposition à la réunion de l’Abbaye de Saint-Aubin à l'Évêché de Séez» et demandons que «sa mense abbatiale, pour le tout» soit destinée à «doter l’hôpital des enfants trouvés établis par lettres-patentes dans la ville d’Angers» ce qui serait «précieux à toute la province et profitable au domaine du roi et de tous les seigneurs qui sont chargés de la nourriture et entretien des enfants exposés aux termes de la loi.»
- La justice et l'égalité des droits que la population de Saint Georges réclame semble être une demande d'une grande partie du pays et vous n'oubliez pas les plus pauvres, qui pourraient bénéficier des richesses accumulées par la noblesse et le clergé. Ça c'est la fraternité, lui fis-je remarquer.
- C'est bien toute la population sur laquelle pèsent de plus en plus de taxes et qui subit les contraintes d'un pays endetté  et dévasté par les intempéries et mauvaises récoltes.
C'est pourquoi, les paroissiens qui ont exprimé leurs espérances s'adressant avec «respect pour leur auguste souverain et les princes de leur sang, offrent leurs vœux au Tout-puissant, qu’il fasse luire sur leur tête des jours de gloire et de prospérité pour la nation française».
Par ailleurs, nous avons choisi des représentants qui transmettront le 16 mars prochain nos doléances à l'assemblée de la sénéchaussée à Angers, assemblée qui décidera de quelles façons porter ces demandes lors des États généraux convoqués le 5 mai prochain à Versailles.
- C'est un beau travail que vous avez fait là, tous ensemble! Savez-vous que la devise de notre pays c'est désormais "Liberté, Égalité, Fraternité" : tout ce qui est demandé ici; malheureusement, c'est si difficile à appliquer! Il est des temps où l'on s'en rapproche et d'autres où, hélas, on s'en éloigne.
Merci pour toutes vos informations; l'article du journal dont je vous ai parlé en arrivant y faisait allusion mais n'en disait pas autant. Il  faut que je vous dise, il parle de vous qui avez rédigé ces doléances. Imaginez 230 ans plus tard! le journaliste vous décrit comme un «paysan cossu qui tient le relais de Saint-Jean de Linières», ce que je ne pense pas être juste.
- Je n'ai que 30 ans et je ne suis pas paysan mais praticien, c'est à dire que je travaille en tant qu'apprenti juriste en exerçant dans un office. C'est pour cela qu'on m'a désigné pour mettre en forme chaque article des doléances exprimées par l'assemblée paroissiale, répondit le rédacteur du cahier de doléances de Saint Georges.
 
Je ne parlerai pas à Jean Baptiste Maurice de ce que je sais à son propos : il deviendra ce juge de paix demandé par la population de Saint Georges-sur-Loire.
Je n'en dirai pas plus à mon ancêtre Philippe dont je ne sais pas grand chose de la fin de sa vie, mais que je soupçonne avoir disparu pendant la guerre sanglante qui se prépare en Anjou, même si quatre années plus tard, les habitants de Saint-Georges ne furent pas parmi les royalistes les plus engagés de la région.

 

 

1 Champtocé, village tout proche vers l'Ouest de St Georges
2 Ouest-France du 27/01/2019  - Lien vers l'article 
3 Un praticien est un Jeune juriste qui exerce des fonctions de Clerc ou de stagiaire
4 Source : Collections des inédits sur l'Histoire économique de la Révolution Française : Cahiers de doléances des Corporations de la Ville d'Angers et des paroisses de la Sénéchaussée particulière d'Angers pour les États généraux de 1789 (Tome deuxième et dernier)
5 "Un franc-fief est, en France, au Moyen-Age et sous l'Ancien Régime, un fief possédé par un roturie, avec concession et dispense du roi, contre la régie commune qui ne permettait pas aux roturiers de tenir des fiefs."
6 "Committimus" : privilège accordé à certaines personnes de plaider devant certains juges et d'y faire évoquer les causes où elles avaient intérêt.
7 "Le concordat de 1516 avait officialisé par un traité la pratique de la présentation aux bénéfices ecclésiastiques inaugurée au XVIè siècle par Philippe le Bel. Le roi de France avait à sa disposition les bénéfices majeurs, soit 150 évêchés et archevêchés auxquels s'ajoutaient 500 abbayes ou prieurés." 
* les fuyes sont de petites volières.
 
 
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Tag(s) : #RDVAncestral, #Anjou, #Généalogie paternelle
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