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Derniers jours pour le #généathème et j'ai tout juste eu le temps de terminer mon article "autour de la famille" proposé par Sophie Boudarel.

 

«Rechercher sur une famille, c'est plus que de la généalogie. C'est entrer dans l'histoire d'un pays, d'une commune, d'une famille...Vous verrez, c'est un voyage qui en vaut la peine.» Sophie Boudarel
 
Je peux confirmer que c'est un réel plaisir de pouvoir reconstituer une famille et la replacer dans un contexte local et historique; comprendre leur mode de vie, leurs relations et aussi visualiser les lieux où ils ont vécu.
C'est ce que j'ai fait pour la famille de ma grand-mère maternelle née à la fin du XIXème siècle. Cela a été relativement facile pour moi étant donné la durée de leurs attaches dans un milieu de petits agriculteurs jusqu'aux débuts du XXè siècle, malgré la dispersion progressive des descendants. J'avais déjà en main de nombreux éléments concernant ses frères et sœurs. J'avais par ailleurs de nombreux témoignages oraux sur certain(e)s cousin(e)s de cette grand-mère complétés par plusieurs photos de famille.
Quand les AD44 ont publié les recensements, je me suis jetée dessus ;) et … même eu la chance, lors de surfs nocturnes d'avoir accès à des recensements jusqu'aux années soixante … publication de courte durée (un bug du site sans doute?). J'ai eu le temps d'y faire quelques relevés me permettant la reconstitution de la famille d'un petit-cousin de ma grand-mère.
Par la suite, les recensements ont été une source complémentaire utile pour ce qui concerne les ascendants de ma grand-mère maternelle et aussi de la reconstitution de leurs familles respectives. C'était relativement facile quand tous ces individus vivaient dans le même village, Sévérac est un village rural de Loire-Inférieure1 composé de familles de fermiers demeurant même jusque dans le bourg et entourés de quelques rares commerçants ou artisans comme l'épicière Marie Demy dont j'avais parlé dans le dernier Challenge AZ.
 
Grâce aux recensements, le tableau familial et social d'un village
 
À l'exploration de ces sources, on ne voit pas un spectaculaire bouleversement dans l'économie et l'environnement de la commune de Sévérac. Certes à la fin du XIXè l'arrivée du train Savenay à Redon en 1862 et la construction d'une gare dans le village apportent quelques changements. L'évolution semble se faire progressivement. Petit à petit, ici comme dans les communes environnantes, on découvre de plus en plus d'employés de chemins de fer, des garde-barrières aux cheminots.
Dans la famille de Mathilde, ma grand-mère, son propre frère aura la chance de profiter en premier de cette évolution. C'est un élément que je connaissais par ma famille, confirmé et précisé grâce à sa fiche matricule; à l'approche de la guerre, il devient employé des chemins de fer.
Le rail a évidemment facilité les déplacements. Comme plusieurs autres habitants, on a vu un oncle de Mathilde partir travailler aux chantiers navals. Je l'ai découvert sur l'acte de mariage de mes grands-parents où il est témoin, indiquant que Joseph Guillard est roulier à Saint-Nazaire. J'ai remarqué aussi une carte postale envoyé à mon grand-père en 1904 chez un Monsieur Guillard à Méan (Saint-Nazaire) pour laquelle je n'avais pas vu d'emblée de lien direct avec la famille de Mathilde. De là, je suis allée voir les recensements de Saint-Nazaire et j'y ai découvert après beaucoup de pages tournées la famille de Joseph Guillard et j'ai poussé plus loin mes recherches dans les fiches matricules de ses deux fils, Henri et Émile.
Plusieurs autres membres de la famille de ma grand-mère ont aussi connu des migrations après cette arrivée du train.
 
La branche maternelle de ma grand-mère : de ses grands-parents aux cousin-e-s
 
Ainsi du côté de sa branche maternelle plusieurs ont quitté, dans la fin du XIXè siècle, leur famille et l'agriculture. La famille Haspot, branche de la mère de Mathilde en est un exemple.
A observer la famille de Jean-Pierre Haspot, grand-père maternel de Mathilde, ma grand-mère, où 6 enfants ont fondé une famille, on s'aperçoit que ceux-ci ont connu une migration vers Nantes, Saint Saint-Nazaire ou l'Anjou. Notons qu'Alcime, le cheminot frère de Mathilde, est probablement celui qui s'est le plus éloigné.
 
Je citerai ici pour plus de clarté les frères et sœurs de Marie-Louise, la mère de Mathilde :
 
1 - Marie Françoise décédée à l'âge de 26 jrs,
2 - Antoine x Marie Julie Bricaud
3 - Jeanne Marie x Philippe Roux
4 - Jean-Louis x Félicité Rousseau
5 - Marie Joséphine x François David
6 - Marie-Louise x Jean Marie Guillard
7 - Joseph x Jeanne David
8 - Jean Marie décédé à l'âge de 21 ans,
9 - Jean mort en bas-âge,
10 - Marie Françoise décédée à 29 ans.
 
Mathilde entourée de ses cousin(e)s, oncles et tantes Haspot vers 1903.
Hélas, je ne saurai mettre un nom que sur quelques personnages de cette photo, sauf la famille de Marie Joséphine Haspot et François David puisque j'ai pu comparer les photos échangées avec une arrière-arrière-cousine
 
Dans la famille Haspot, plusieurs familles se distinguent particulièrement en ce début de XXè siècle, voire avant pour certains par la diversification des métiers. Il faut reconnaître qu'une aussi grande famille ne pouvait pas faire travailler tous leurs enfants, et il fallait trouver des terres; puis l'industrie attirent beaucoup de gens au début de ce siècle.
 
- La famille de Antoine Haspot (2) qui a épousé Marie Julie Bricaud s'est d'abord installé chez son beau-père qui était hôtelier, alors que lui-même était laboureur et sa femme cultivatrice comme indiqué dans les recensements de 1876.
En 1891, on retrouve 7 enfants sur les listes de recensements de Sévérac qui laissent apparaître une absence de la famille à Sévérac en 1882 et 1883. On peut aussi imaginer, puisqu'on le retrouve laboureur en 1888 à Sévérac habitant au bourg, il allait louer sa force de travail dans des fermes de communes alentour. Avait-il trouvé un emploi dans l'industrie navale comme beaucoup à l'époque? Pourquoi serait-il revenu travailler à Sévérac?
Aucun indice à Sévérac en 1896, sauf Marie Julie leur fille aînée qui est domestique chez sa tante Jeanne-Marie Haspot.
Notons aussi qu'une de ses filles s'est mariée à Nantes en 1906.
 
- La famille de Jeanne-Marie Haspot (3), épouse de Philippe Roux vit et travaille à La Cour au service de la famille Le Gouvello, les châtelains du village.
Marie Julie, leur nièce fille d'Antoine Haspot, est devenue leur domestique.
 
- La famille de Jean-Louis Haspot (4) marié à Sévérac en 1877 avec Félicité Rousseau, ne laisse pas ensuite de trace à Sévérac. C'est complètement par hasard en feuilletant les registres de Joué-Etiau (Maine et Loire) que j'ai retrouvé la naissance, 5 ans plus tard, de deux fils, Jean-Louis en 1882 et Raoul en 1883. Étaient-ils là-bas des ouvriers des vignes de l'Anjou ou d'une toute autre profession? Ce ne sont pas les listes de recensements qui me le diront puisqu'elles n'ont malheureusement pas été conservées en Maine-et-Loire avant l'année 1936.
Leur fils aîné Jean-Louis décédera dans l'Eure en 1964, quelques mois seulement avant sa cousine, Mathilde.
On ne sait pas s'il y a eu d'autres enfants dans cette famille.
 
- La famille de Marie-Joséphine Haspot (5), sœur de mon arrière grand-mère, épouse de François David venu de Théhillac, commune morbihannaise voisine, était agriculteur.
Une de leur filles Marie-Josèphe David a épousé Alexandre Chauvel, un sabotier le 13 septembre 1909 à Sévérac, trois semaines après le mariage de Mathilde dans le même lieu.
Celui-ci, avait effectué son apprentissage de sabotier à Tesdan (Avessac) en même temps qu'un nommé Jean-Marie Durand qui devint quelques années plus tard leur beau-frère, en épousant Berthe David en 29 septembre 1913.
Alexandre installa sa boutique de sabotier en haut du bourg de Sévérac, tandis que Jean-Marie s'est installé comme sabotier à Saint Joachim dans la Brière. Malheureusement, il perdit la vie dans les combats en 1914. Quelques années après son veuvage sa femme quitta St Joachim pour Basse-Indre dans la grand-rue où elle tenait un commerce de sabots fabriqué par Alexandre, son beau-frère. Elle a dû compléter ce métier par des travaux de ménages. (Ses petites filles sont celles que j'ai pu rencontrées et dont je parle dans le Challenge 2007)
Parmi les enfants Chauvel, les changements ne furent pas spectaculaires mais la structure de la famille, là encore ne permettait pas à chacun de reprendre la profession du père: un prit sa place mais un autre devint boucher dans les années 30 et une autre religieuse à Saint Gildas des bois.
Francis David, le fils aîné, resta à Sévérac et fut aussi cultivateur.
Joséphine David, qui avait épousé Louis Oyallon, cultivateur à La Garenne, fut veuve dès 1911 et revint habiter chez son père avec ses deux filles Anne et Berthe. En 1931, elle était cuisinière au Château de la Cour, chez les Le Gouvello.
 
- La famille de Marie-Louise Haspot (6), mon arrière-grand-mère a épousé Jean-Marie Guillard en septembre 1883. Lui aussi était issu d'une famille d'agriculteurs et à son tour exerça cette profession comme ses frères. Marie-Louise participa la plupart du temps aux travaux des champs.
La famille demeura en haut du bourg, face à l'église, non loin de la cordonnerie d'Alexandre et Marie-Josèphe, neveu et nièce de Marie-Louise. Les filles aînées y demeurèrent après le décès de leur mère et la maison fut transmise à leur frère après le décès de Jeanne-Marie qui y vécut sa retraite jusqu'à son décès en 1966.
- Alcime (dit Alexis) dont on a déjà parlé devint employé des chemins de fer à l'approche de la guerre. Autour de 1906, alors âgé d'une vingtaine d'années, il avait été domestique chez un cultivateur, Mr Moreau, à Saint Jean du Parc à Sévérac, puis comme on le voit dans les recensements, il est absent de Sévérac jusqu'à la guerre, ce qui semble correspondre à sa présence comme domestique chez Mr de Charette à Ligné ainsi qu'en témoigne une photo de la collection familiale.
Les domestiques chez Monsieur de Charette à Ligné au début du XXè siècle.
 
- Ses sœurs, Jeanne et Marie Françoise travaillèrent, comme de nombreux membres de la famille, famille Oyallon, Bouillo, etc... au service de la famille Le Gouvello, au château de la Cour tout près du village. Jeanne, d'un an plus jeune que son frère, a été domestique, puis cuisinière2 au service d'Hyppolite Le Gouvello (par ailleurs maire de Sévérac) et Marie Françoise, elle, fut femme de chambre au service d'Armelle de Sagazan épouse Le Gouvello, puis gouvernante des sept enfants de ce couple, famille qu'elle suivit à Lyon où elle décéda. Mais elle fut enterrée à Sévérac où on pouvait encore y voir sa tombe en 2007. Elle revenait parfois dans son village natal et pendant ses vacances rendait quelquefois visite à sa sœur Mathilde qui était partie elle aussi loin de Sévérac.
- Quant à Mathilde, elle fut couturière puis après son mariage elle suivit son époux dans les villages d'Anjou où il fut nommé directeur d'écoles confessionnelles (Saumur où sont nés ses deux aînés puis Noyant-la-Gravoyère) et revint séjourner à Sévérac chez sa mère pendant que Joseph se trouvait sur le Front et c'est là que naquit leur troisième fille, tandis que les autres virent le jour à Noyant qu'ils rejoignirent après la guerre.
Leur fille aînée, Mathilde, s'engagea dans la vie religieuse (une autre) puis deux autres de leurs filles, Thérèse et Marguerite devinrent enseignantes en primaire, un autre, Joseph, fut employé de la Caisse d'Épargne, mais hélas mourut pendant le 2è guerre mondiale, une autre des filles fut employée de maison, Marie Josèphe, puis après avoir élevé ses enfants, tint un café restaurant avec son époux qui auparavant travaillait aux chantiers navals de Rezé; un autre garçon, Jean, devint religieux (oui encore un) chez les rédemptoristes, mais quitta la communauté et se maria dans les années 70; la plus jeune des filles, Monique, choisit le métier de secrétaire de mairie et le benjamin, instituteur un temps, abandonna et travailla comme électricien à la centrale de la mine dans une commune proche de ses parents.
 
- La famille de Joseph Haspot (7), issue de l'union de Joseph et Jeanne David (par ailleurs sœur de François cité plus haut)
L'aîné Joseph, né en 1885, s'engagea dans la vie religieuse et devint professeur de mathématiques à Nantes à l'Externat de enfants Nantais
Marie, née en 1887, elle, devint la bonne du curé, à Sévérac quelques années.
Henri, le cousin très cher à la famille de Mathilde, né en 1890, fut domestique au château à Messac au Nord de Redon, puis demeura à Nantes en 1909. Il a disparu au Front en mai 1916 à la côte 304, à peine âgé de 27 ans.
Sidonie, la benjamine s'engagea comme religieuse chez les Oblates de l'Assomption.
On remarquera deux religieux dans cette famille, engagement très fréquent chez les descendants de cette grande famille comme on l'a vu chez les Chauvel et chez les descendants de Marie-Louise.
Les recensements montrent que la famille a vécu à Sévérac quelques années après le mariage au moins jusqu'en 1885, naissance de l’aîné, et y est revenu avant décembre 1893. Ces tables nous apprennent qu'elle aurait probablement vécu à Haute-Goulaine près de Nantes puisque deux enfants y sont nés. Pourquoi? Je dois approfondir la question à laquelle je n'ai pas encore de réponses; sans doute que Joseph avait trouvé du travail là-bas. Peut-être est-il revenu à Sévérac parce qu'il était malade car il est décédé un an plus tard.Veuve, Jeanne a travaillé comme journalière chez un cultivateur. Elle habitait avec ses enfants un peu plus bas dans le bourg pas très loin de sa belle-sœur Marie-Louise et de sa nièce Marie Josèphe David dont j'ai parlé plus haut.
 
La famille paternelle de Mathilde,
Du côté de son père, Jean-Marie Guillard, on n'a que des cultivateurs depuis les premiers ancêtres répertoriés et toujours dans les mêmes villages, principalement à la Cheminais et à la Cochais. Alors que Pierre, son père, a quitté ce hameau pour cultiver des terres près du bourg, les trois aînés de la famille de Marie-Louise Haspot et Jean-Marie Guillard  y ont vu le jour. Ils ont demeuré à la Cochais jusque vers 1889 avant la naissance de Mathilde.
Les frères et sœurs de Jean-Marie sont tous devenus cultivateurs.
L'aîné Jean-Louis qui était laboureur est décédé à l'âge de 23 ans à Basse-Terre alors qu'il effectuait là-bas son service militaire.
Joseph, un autre de ses frères a été d'abord cultivateur et devint roulier à Saint-Nazaire où il a vécu avec sa famille après un passage à Nantes.
Jeanne Marie et Philippe Roux ont aussi été cultivateurs à Malagué, Sévérac et sont restés très longtemps sur leurs terres.
Pierre Marie, célibataire, vivait avec son frère Jean-Pierre et était cultivateur sur les terres familiales. Il est décédé la même année que son frère Jean-Marie dans un contexte d'épidémie grave.
François, lui aussi célibataire, collaborait aussi à l'exploitation des terres familiales. Il vécut dans la demeure de Jean-Pierre et sa femme Jeanne Marie Bellavoir.
Jean-Pierre a été dans sa jeunesse, domestique à la Cour; puis après son mariage, alors que seul François demeurait encore avec aux dans la maison familiale, Jean Pierre et sa femme étaient cultivateurs sur les terres familiales. Ce couple n'a pas eu d'enfants.
 
Réflexion sur l'éloignement et l'évolution des métiers
 
Parmi les familles explorées ici, dans un village où la presque totalité des habitants cultivaient la terre jusqu'à la fin du XIXè, on voit que les changements de sociétés ont été lents et favorisés principalement par le développement du rail qui a aidé, au fil du temps, l'ouverture des campagnes.
Les professions ont évolué en parallèle par la création de nouveaux métiers et du niveau technique qu'ils ont atteint par leur expérience ou par leurs études, qui les ont fait pour plusieurs d'entre eux s'élever socialement et vivre plus aisément que leur parents malgré la difficulté de certains métiers.
Les mots soulignés dans cet article en montrent au final la diversité. J'aurai pu aller encore plus loin en retrouvant tous ceux qui étaient partis loin de leur village natal.
 
La rue principale où ont demeuré le sabotier Alexandre Chauvel et la famille de Marie-Louise Haspot
Vous pouvez comparer avec la photo ancienne dont voici le lien
 
Contexte religieux de l'époque dans ce milieu rural de l'Ouest
 
Remarquons que cette famille n'a pas perdu ses valeurs traditionnelles tel que son grand attachement à la religion contrairement aux membres de ma branche paternelle pour qui elle relevait plus des habitudes que d'un intérêt profond.
A quoi cela tient-il?
Certainement au milieu dans lequel ils ont évolué, le fait que leurs racines rurales restent fortes.
A Sévérac, la vie organisée autour de la famille Le Gouvello dont deux membres devinrent maires en faisait, à l'époque, un village au fonctionnement traditionnel. Bon nombre des membres de la famille travaillaient pour ces notables.
Pendant la révolution, le premier maire, Joseph Besnier3, «favorable aux prêtres réfractaires ... est dénoncé comme royaliste.» «Il est emmené en prison à Nantes, jugé, condamné à mort et exécuté le 18 mai 1793.»
Ce village avait connu en 1906, la révolte contre l'inventaire des biens de l'église, ce qui montrait leur attachement aux traditions religieuses, et qui avait marqué les esprits,
 
Dans ces familles, plusieurs enfants décèdent précocément
 
Parmi ces familles, on remarque de nombreux enfants qui meurent en bas-âge, ce que j'ai retrouvé moins fréquemment dans mes autres branches pour la même période.
Chez Jean-Pierre Haspot (sosa 30) et Joséphine Oyallon, mon AAGP, leur fille aînée Marie Françoise née en 1847 a vécu à peine un mois. Jean François né en 1862 a vécu seulement deux semaines; la mère étant âgée de 38 ans. Deux autres de leurs enfants Jean Marie né en 1860 et Marie Françoise en 1863 sont décédés dans leur jeunesse, à 22 et 30 ans.
 
Chez Marie Joséphine Haspot et François David, leur plus jeune fils, Bénoni4 Emmanuel né en 1895 n'a vécu que 5 ans.
 
Chez Marie-Louise Haspot mon AGM (sosa 15) et Jean Marie Guillard, deux enfants ont vécu peu de temps : Mélanie 10 mois et Emmanuel 2 ans.
Sa fille Mathilde a elle aussi mis au monde un enfant qui n'a pas survécu.
 
Chez Pierre Guillard, mon AAGP (sosa 28) Jeanne Marie l'aînée a vécu 4 ans
 
 
Pour finir :
 
Plusieurs fois, j'ai eu à "débloquer une épine" dans ma généalogie, alors que je ne pouvais pas utiliser des listes de recensements qui n'existaient pas à l'époque, je suis passée par la recherche systématique des personnes portant le patronyme dans les registres du lieu; évidemment j'avais la chance que la paroisse soit petite et que le nom ne soit pas trop répandu. Ce fut valable pour des branches du XVIIè siècle : la branche de mon grand-père paternel dans les registres de Lizio (voir ici) et celle de mon père à Savennières (nom très peu fréquent). J'ai noté scrupuleusement les liens qui existaient entre les individus et j'ai ainsi pu reconstituer les familles presqu'entièrement dans ce siècle-là.
Le plaisir de faire ces trouvailles sur les relations et la vie d'une famille, d'un village je le retrouve en participant régulièrement au RDVAncestral ou autres défis en mettant en scène ces éléments qu'on a retrouvés.
 

 

1 La Loire-Atlantique portait ce nom de Loire-Inférieure à cette époque. On en a changé le nom pour les raisons qu'on peut comprendre.

2 Je comprends pourquoi ma grand-mère avait le don de nous régaler. Même si elle n'en avait pas fait son métier, elle l'avait sûrement appris dans sa famille.

3 Dans mon arbre, il y a un Joseph Bénié, beau-frère de mon Sosa 474, de la lignée de Marie Joseph Vaillant, l'épouse de Pierre Guilllard, mes AAGP.

4 J'ai été surprise par ce prénom très rare seulement à la relecture de l'acte de décès de cet enfant. Comme mes premières recherches avaient été dans les recensements et qu'il y était nommé "Emmanuel", je l'avais noté comme tel dans mon arbre.

 
Le site de la mairie de Sévérac m'a aidé dans l'historique du village. Merci à eux pour tous ces renseignements : Mairie de Sévérac

 

Les articles qui racontent cette famille : 
- Jean-Pierre, un homme soucieux de sa famille
- Une lettre égarée
- Après la guerre
- et aussi plusieurs articles du Challenge AZ 2017
 

 

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Tag(s) : #Généalogie maternelle, #Généathème
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