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Hier, j'ai choisi, pour mon billet en lien avec le #Généathème de ce mois, le prénom d'un des fils de Louis-François, Atanase dont le deuxième prénom était Stanislas.

Mon prénom d'aujourd'hui sera donc Stanislas qui fut transmis de père en fils sur trois générations dans la famille d'Atanase.

Le Vendéen - Julien Le Blant [Public domain], via Wikimedia Commons

 

 

Prénommé Stanislas
 
Stanislas n'est plus à notre époque un prénom rare. Plus de 17000 personnes ont porté ce prénom depuis 1900; par contre il se donnait peu avant le 18ème. Le graphique de Geneanet montre que ce prénom se porte peu dans les siècles précédents parmi les arbres du site. Une montée progressive a lieu au 18ème et il augmente fortement entre la fin du 18ème et le début du 19è, très certainement à cause de la renommée de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne et beau-père de Louis XV. Il connaît une popularité légèrement moindre vers la fin de ce 18ème siècle juste avant une remontée formidable au 20ème.
 
Mon ancêtre chouan, né en 1777 à Saint-Georges-sur-Loire, avait été prénommé Louis-Stanislas. Ce prénom de Louis-Stanislas faisait très certainement référence, en ces débuts du règne de Louis XVI, à celui de Louis Stanislas Xavier, frère du roi et futur Louis XVIII. On peut même supposer que ses parents avaient des sympathies royalistes; on n'en a pas une preuve irréfutable, seulement quelques indices par exemple en s'appuyant sur l'environnement dans lequel ils évoluaient dans la Poste aux chevaux de Saint-Georges et leur fréquentation des seigneurs de la localité y fait penser, ou bien sur les origines de la mère de Louis-Stanislas, certes fille d'une esclave affranchie, mais aussi fille illégitime d'un notable ayant participé à la colonisation, qui avait été confiée à un notable de ce village.
Pour lui-même, son parcours et son engagement royaliste pourrait s'expliquer en partie par ce contexte familial.
 
J'ai lu en préparant le billet que les Stanislas sont dynamiques et volontaires, ne supportent pas l'oisiveté et ont constamment besoin d'action, de sensations fortes et de défis. Étonnamment*, mon ancêtre illustre tout à fait cette assertion au vu de son parcours pendant les combats vendéens notamment en 1832, comme on le ressent à la lecture de son procès à Blois, cette année-là. On dit ensuite qu'ils sont enthousiastes, joyeux et communicatifs, difficile à dire pour Louis-Stanislas quand on ne l'a pas connu, mais on sait qu'il aimait la compagnie et fréquentait assidûment les cabarets. Quant aux autres qualités du prénom Stanislas, décrites sur cette page, il n'y a aucune certitude qu'il les possédait : créatif, peut-être puisqu'il a été bourrelier, vitrier, maître maçon, cela nécessite en quelque sorte d'être habile de ses mains tout en ayant une certaine liberté dans la mise en œuvre de son travail, mais poète, probablement pas du moins d'après ce qu'on sait de sa vie.
 
 
La Transmission du prénom
 
Ce prénom Stanislas qu'il portait s'est ensuite transmis de génération en génération jusqu'aux petits-fils.
 
  • Un de ses fils, né d'un troisième mariage, a été prénommé Stanislas à son tour : né le 6 décembre 1827 à La Tourlandry, son deuxième prénom Édouard était aussi l'un de son demi-frère Jean Édouard alors âgé de 27 ans à la naissance de Stanislas.
On peut noter au passage que mon sosa 8, Michel, petit-fils de Louis-Stanislas, avait pour deuxième prénom Édouard, prénom qu'il donna à un de ses fils en 1887, qui renversé par une voiture décédera, à l'âge de 45 ans, des suites de l'accident; puis un de ses petits-fils le portera lui aussi : ce dernier, enrôlé dans la marine au moment de la 2è guerre mondiale, connut un destin tragique, mourant à l'âge de 31 ans, tout comme Jean Édouard, fils de Louis Stanislas, engagé dans le 3è régiment de marine, était mort à Saint Denis de la Réunion en décembre 1841 âgé de 34 ans. Une similitude troublante
 
  • Deux des petit-fils de Louis Stanislas seront porteurs de ce prénom à leur tour      
- l'un Stanislas Vincent Cassin, enfant de l'unique fille de Louis-Stanislas, né le 23 juillet 1827 à La Tourlandry, le deuxième prénom étant celui de son père. Cependant, sur d'autres actes les prénoms étaient inversés et Stanislas n’apparaissait qu'en deuxième position.
Peut-on y voir une volonté d'oublier cet ancêtre qui avait tant fait parler de lui à la Révolution? Ou bien le mettre à la deuxième place comme son grand-père  -  grand-père qu'il avait pu connaître jusqu'à son incarcération en 1832? Évidemment personne ne pourra probablement jamais répondre à ce doute!
 
- l'autre prénommé Atanase à la naissance, mais dont le prénom d'usage devait être Stanislas, comme il est indiqué sur son acte de décès. Cet enfant, fils de mon sosa 16, Louis François Sortant, n'a vécu qu'un an et demi. Cette inversion met en avant l'importance de cette transmission familiale! Peut-on, là encore, lui donner un sens?
 
* Habituellement, je ne crois guère en ces généralisations de personnalité autour des prénoms
 
 
 
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Tag(s) : #Généathème, #Généalogie paternelle, #Ancêtres angevins
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