Du plus loin qu'on puisse remonter dans son histoire, Le Lion d'Angers(1), «placée au confluent de deux grands cours d'eau», profite des voies de communication fluviales ou terrestres majeures ; tandis qu'une ancienne voie romaine Angers-Rennes la traversait déjà au XIè siècle, elle est devenue bien plus tard le passage obligé vers la ville de Château-Gontier, grâce à la Mayenne notamment. Le trafic fluvial de cette rivière, navigable dès le début du XIIe siècle, puis le port au sud du Lion-d'Angers permettaient une importante activité commerciale, et les moulins à eau y étaient nombreux.
Ce n'est qu'à la fin du XVIIè qu'est entreprise, au Lion d'Angers, la réfection des ponts qui «assuraient la traversée des deux bras de rivière et du marais qui constituaient alors l'Oudon.»
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*La Himbaudière où Joseph mon sosa 36 est meunier au début du XIXème siècle
Moulins à vent
Le moulin de Besneau tout près de la rivière La Thiberge, où se retrouve Jacques, mon sosa 72, est le seul moulin à vent de la commune.
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Première partie

Les moulins du Petit Charray en haut celui du Grand Charray à Chambellay en bas reliés par la chaussée
Arrivée au Lion d'AngersLes changements de propriétaires et la nombreuse descendance de Joseph Guilleux et Marie Burgevin, sosa 144 et 145, enfants, petits-enfants, pousseront sans doute les familles Richou et Guilleux à s'éparpiller alors, pour que chacun trouve sa place; et pour éviter que des membres de la famille ne se retrouvent sans moulin, ils s'allient entre cousins et cousines. A partir de là, Jacques se retrouve au début de ce siècle, au moulin à vent de Besneau au Lion d'Angers alors que son fils Joseph travaillait à la Himbaudière, au moulin de son cousin Pierre Burgevin dont il avait épousé la fille.Avant de s'installer au Lion d'Angers, Jacques avait, certainement, déjà été amené par sa profession qui l'encourageait à voyager en tant que marchand meunier, à fréquenter les moulins du Lion d'Angers. Par ailleurs, cela était d'autant plus facile que ces moulins étaient assez proches de Chambellay, même si ses déplacements l'envoyaient parfois bien plus loin. De plus, les autres meuniers des moulins de Ragon et de Chauvon sur la Mayenne (détruits en 1859) étaient liés à sa famille. Partant du petit Charray pour se rendre au Lion-d'Angers, il a dû emprunter le chemin d'intérêt commun de Montreuil-sur-Maine (cité par Célestin Port et présent sur la carte du geoportail ci-dessus), traverser Montreuil et continuer en descendant vers le Sud jusqu'à l'approche du Lion-d'Angers où un pont de pierre de 3 arches permettait de traverser l'Oudon et les marais attenants. Jacques a sans doute connu la brusque montée des eaux qui a emporté le pont en janvier 1820, mais pas sa reconstruction qui eu lieu après son décès puisqu'il fut rendu accessible aux piétons le 4 novembre 1827 (2) (Source : Célestin Port)
Il s'installa au moulin-tour de Besneau, construit «sur le plateau creusé de petites vallées en pente au Nord vers l'Oudon». À l'époque, le nombre de moulins à eau commençait à diminuer et les moulins à vent prenaient le relais. On le remarque sur le cadastre de 1809, mais ce moulin existait déjà en 1691 et fut «repris aux 19e et 20e siècles». A son arrivée au moulin, il put admirer «les chaînages d'angle, la corniche et les baies» qui étaient «en pierre de taille de tuffeau, les façades enduites». Pour y entrer, il dut passer «la porte cintrée bâtie en roche de lave», roche issue des carrières de la commune, comprenant «deux baies, l'une cintrée, l'autre à linteau de bois.» «Du rez de chaussée surélevé», le meunier devait emprunter un escalier pour accéder aux deux étages de la bâtisse.La maison qui fut construite au 19e siècle comportait «un étage de soubassement avec portes cintrées et jours en briques et en tuffeau.
Collection personnelle Les cultivateurs du Lion-d'Angers étaient nombreux à ce moment sur ce territoire principalement rural. Il faut noter que la ville occupait une toute petite proportion de l'espace de la commune. "La densité importante de fermes dispersées et de demeures seigneuriales dont 13 sont antérieures à la Révolution", démontre sans doute la fertilité des terres, car arrosées de nombreux cours d'eau. Avant la Révolution, l'activité agricole était tournée vers l'élevage, mais aussi les cultures et aussi des plantes textiles (chanvre et surtout lin). «En 1790, les terres sont cultivées en céréales ou occupées par des pâtures», et on y dénombre "beaucoup de lins, de pommiers et de châtaigniers" selon Manase. Par ailleurs, ds se déroulaient de nombreuses foires.

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Seconde partie
Joseph sosa 36
C'est Jacques COCHIN, meunier de Thorigné, oncle maternel de Perrine qui consentit au mariage; sNotons au passage que la famille Cochin était aussi une lignée de meuniers .
Sans doute, Joseph resta-t-il encore plusieurs années dans ce moulin jusqu'à son deuxième mariage avec Jeanne Metral, mon sosa 37, qui, elle, contrairement aux épouses de ses ascendants Guilleux, n'était pas issue d'une famille de meuniers.

Voir l'article «Les derniers meuniers» pour suivre le parcours après son passage au Lion d'Angers.
(par sa branche agnatique) de cette dernière Mauricette THIBAULT
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