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Joachim du Bellay dans son poème "Heureux qui comme Ulysse" parle de "la douceur angevine" et de "l'ardoise fine". Il est né et a passé son enfance à Liré village des bords de Loire, situé à la limite des départements du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique.,

A à peine 40 ans, il compose ,de retour dans son village natal, Les Regrets (1558), d'où sont tirés les fameux sonnets de "Heureux qui comme Ulysse" et "France, mère des Arts" .


Site du musée à Liré 


Heureux qui comme Ulysse

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy*-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son age !

Quand revoiray-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Revoiray-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaist le séjour qu'ont basty* mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaist* l'ardoise fine :

Plus mon Loyre* gaulois, que le Tybre latin,
Plus mon petit Lyré*, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

 

Joachim Du Bellay (1522-1560) 

(Recueil: Les Regrets)


Notez que :

Dans son poème, Joachim du Bellay parle de son petit Lyré* : à l'époque, le y était utilisé à la place
et il écrit Loyre* pour la Loire.

On remarque aussi les s* qui seront remplacés plus tard par l'accent circonflexe : basty* pour bâti, plaist* pour plaît.

Tag(s) : #Anjou, #La Loire

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