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Après lecture de l'article de la lettre B du Challenge AZ publié le 2 juin sur le blog Terres d'Artois,  je suis allée jeter un œil à mes L dans mon arbre, j'ai une liste de 38 noms utilisant l'article «le» et 3 avec l'article «la», tous se répartissant sur deux régions : 17 pour l'Anjou et 15 pour la Bretagne.

La Nouette, près de Martigné-Ferchaud en Ile-et-Vilaine
 
Certains patronymes sont quasi exclusivement rattachés à la Bretagne (voir si d'autres régions particulières auraient des noms proches).
 
Je note que certains peuvent y perdre l'article comme LE MOUÉE qui devient MOUÉE ou LE ROUX qui devient ROUX, mais pas de LEROUX dans le village de Sévérac où je trouve majoritairement des ROUX.
Les autres noms comme LE LIÈVRE ne se transforme pas en LIÈVRE mais plus rarement en LELIÈVRE particulièrement en Basse Bretagne, de même pour LE BRETON, pour LE FRÈRE qui peut changer en LEFRERE et pour LE CAM qui rapproche l'article de CAM en s'écrivant LECAMP.
D'autres gardent l'article et sont rypiquement bretonnant comme LE THIEC, LE DUIN, LE DAIN, LE DÉAN, LE DIMMA ou LE TILLY.

 

Ceux rencontrés en Anjou sont sans doute plus courants comme LE BLANC, LE FAUCHEUX, LE GAIGNEUX, LE MANCEAU, LE MASSON, LE MEUNIER, LE PRESTRE, LE ROYER, LE TESSIER … puis LE CLERC, LE GENDRE qui sont très fréquents ailleurs.
 
Dans le Haut-Anjou, il rare que ces noms se séparent de l'article sauf les FAUCHEUX, GAIGNEUX, MANCEAU, MASSON, MEUNIER (rares), ROUX (rares aussi en H A) ROYER, TESSIER mais ils prennent parfois la forme la forme contractée de LEMANCEAU, LEMASSON, LEBLANC, LECLERC, LECLAIR, LEGENDRE ou LEROYER.
Une exception est à remarquer pour LE FEBURE qui se transforme en LEFEBVRE puisque le u et le v ont pu être confondu à un moment donné. Mais on trouve aussi des LEFEBURE.
De même, le patronyme LE PRESTRE au fil du temps se contracte de plus en plus en LEPRESTRE puis perd le s, pratique d'une forme ancienne et change en LEPRÊTRE ou LEPRETRE.
Tous ces noms précédés de «le» tiennent souvent leur origine de fonction, de situation sociale ou de qualité physique ou morale.

 

Je note aussi 3 patronymes utilisant l'article «la», notamment en Anjou : LA HAYE (DE), LA NOÜE (DE), LA PORTE (DE) qui peuvent changer en DELAHAYE, ou LAHAYE parfois HAYE, DELANOÜE, DELANÖE et DELAPORTE. Ces noms font principalement référence à des thèmes géographiques.
Il est intéressant d'apprendre que la Noue est probablement un terme d'origine gauloise selon Mr Stéphane Gendron. Il désigne un lieu humide très présent à cette époque : rigole dans un champ, fossé, point humide formant une cuvette etc.... Le toponyme « La Nouette » est répandu notamment dans l'Ouest en Vendée, Orne, Ile et Vilaine et Bretagne. S. Gendron note aussi le toponyme «La Belle Noue» à Saint Mathurin sur Loire.
 

Sans doute les formes de ces noms se retrouvent dans d'autres régions mais elles sont fréquemment rencontrées dans les régions de mes ancêtres.

 

 

 

Référence : "L'origine des noms de lieux en France (Essai de toponymie)" aux Editions Errance, par Stéphane Gendron

 

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Tag(s) : #Challenge AZ 2017

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