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J'ai repéré dans mon arbre quelques enfants naturels; certains ont été légitimés, d'autres pas. Statistiquement, cela me donne un nombre de 10 sur 5000 sur 4 siècles, soit 0,20%. Ça me semble peu mais je ne sais pas ce qu'il en est pour d'autres arbres! Peut-être que d'autres recherches en feront augmenter le chiffre?

 

Je donne ici un aperçu des enfants naturels ou illégitimes de mon arbre. J'ai choisi :

- des enfants naturels nés de deux personnes non mariées

- des enfants naturels dont un seul des parents est connu

- des enfants illégitimes nés hors mariage

- des enfants légitimés

- un enfant né peu de temps après le mariage

 Attributed to Louis Le Nain [Public domain], via Wikimedia Commons  

1. Notez qu'avant 1793, lorsque la mère donne naissance à un enfant naturel, elle est obligée de déclarer le nom du géniteur, sauf si elle ne le connait pas. La loi du 26 février 1708, ordonna aux filles non mariées et aux veuves qui attendaient un enfant de déclarer leur grossesse sous peine de mort.
On peut donc rechercher cette déclaration de grossesse, que toute mère célibataire était contrainte à faire. On peut les trouver dans les archives notariales, de police ou en série B des archives départementales.
 
Ces enfants pouvaient aussi être légitimés de telle façon qu'on pouvait considérer cet enfant comme né pendant le mariage de ses parents. Les enfants incestueux et adultérins n'avaient pas droit à cette légitimation pendant l'ancien régime.
 
- Durant cette période, dans mon arbre, j'ai noté la naissance au village de Trelogo à Nivillac, le 9 novembre 1760, de Catherine fille naturelle de Simone Bertrel âgée de 34 ans. Pas de père déclaré, elle portera donc le nom de sa mère «Bertrel». Simone, mon sosa 255, était veuve de Alain David, depuis 5 ans; elle a peut-être fait une déclaration de naissance que je chercherai quand j'en aurai l'occasion. J'ai trouvé peu de choses sur elle pour l'instant.
 
- En 1767, c'est à Sévérac , que je relève la naissance de Jacques, fils de Brigitte Guillard, la sœur de mon sosa 112, âgée de 25 ans. L'enfant dont le baptême a été célébré le 8 juin porte le nom de sa mère et la mention «nothus»1 est indiquée dans la marge. On lui a donné le prénom de son parrain, Jacques Guillard son grand-père. J'ai retrouvé Brigitte dans les listes de recensements de 1796 : elle demeurait toujours à la Cochais avec son frère Louis qui décédera un an plus tard à l'âge de 60 ans. Son frère Julien demeurait à la Cheminais tout près de là et Jean mon sosa 112,encore célibataire était laboureur à La Normandais.
 
- Dans mon article «B comme Bertrand», j'ai parlé de Julienne qui a mis au monde hors mariage un fils, Nicolas, né, à Andigné en 1676, de Nicolas Bertrand. Qui était-il? Je n'ai pas, pour l'instant, trouvé de renseignements.
 
Une autre Bertrand, Perrine, la sœur de Jacques Bertrand mon sosa 1186 a, elle aussi, mis au monde un enfant naturel, nommé Nicolas Bertrand, dont on ne connaît pas le père, donc illégitime.
 
 
- Je note ici d'autre part une naissance peu banale le 28 septembre 1759, survenue à Saint-Georges-Sur-Loire, un mois après le mariage2 de Jean-Baptiste Sortant, ecclésiastique, avec Perrine Huseau d'un enfant auquel on a donné le même prénom que son père. Et ce n'était pas un prématuré puisqu'il vécut jusqu'à l'âge de 51 ans. Si le mariage n'avait pas eu lieu avant la naissance, il aurait été considéré comme illégitime. Son père était parrain de mon sosa 32 en 1777 et toujours ecclésiastique à cette date.
 
 
2. Au XIXè siècle, on remarque plusieurs naissances d'enfants naturels dans l'environnement de la même famille!
 
- Parmi mes ancêtres tisserands du Choletais, la fille aînée de la famille, Rosalie âgée de 26 ans, a donné naissance le  30 octobre 1869 à La Tourlandry, une fille naturelle, Marie Zénobie. Elle a été légitimée par Henry Duret qui épousa Rosalie en novembre 1871.
Rosalie avait une sœur Marie qui s'était mariée en 1861 et deux frères Victor Louis de 3 ans plus jeune qu'elle et Michel, mon sosa 8.
Comme le travail commençait à manquer, ils se rapprochèrent de la ville d'Angers et toute la famille s'y installa.
A cette époque, Victor Louis Sortant épousa Joséphine Geslin à Mûrs-Érigné et virent naître à leur foyer deux enfants légitimes: Victor Michel en 1874 et Joséphine en 1884.
A l'époque de la naissance de ses neveux, Michel, mon sosa 8, travaillait et demeurait aux Ponts-de-Cé.
    - Dans les mêmes années, rues des Lices à Angers, Clémentine Guilleux mettait au monde un enfant naturel le 8 avril 1882. La naissance du garçon nommé Georges Louis Guilleux, fut déclaré à la mairie par la sage-femme. Dix-huit jours plus tard, Clémentine se rendit à la mairie pour faire rédiger un acte de reconnaissance de son fils Georges, né de père inconnu.
    Pourtant, neuf mois plus tard, le 27 janvier 1883, à l'occasion de son mariage avec Clémentine Guilleux, Michel Sortant légitima l'enfant né en avril 1882.
     
    - Le 29 juin 1896, Joséphine Toquet mit au monde à Mûrs-Érigné un enfant que Victor Michel le fils de Victor Louis déclara comme le sien et le prénomma Victor Joseph; mais le mariage n'eut lieu que 3 années plus tard. Était-il vraiment son fils? A-t-il dû en endosser la paternité?
    Cet enfant ne vécut que 5 ans!
     
     
    On peut avoir des doutes au vu de toutes ces naissances illégitimes dans cette même famille, peut-être infondés, je vous l'accorde! C'est une impression qui m'a envahie à la mise en ordre de toutes ces informations.
    Pourtant, quelques années plus tard j'apprends d'une petite cousine la rumeur de la paternité de Georges, mon grand-père, comme étant attribuée à son oncle Victor-Louis!
    Bien sûr ce n'est qu'une rumeur, mais … le doute est là.
     
    On peut faire un constat en ce qui concerne cette branche de mes ancêtres : leur vie s'est dégradée à partir du XIXè siècle, un siècle de misères, mais peut-être même un peu avant, au moment de la révolution? Toujours est-il que cela a commencé à être visible dans la participation de Louis aux combats sanglants des guerres vendéennes dont je compte vous parler à l'occasion de ce challenge.
     

     

     

    1 «nothus» signifie bâtard en latin

    2 Le mariage fut célébré «après dispense de deux bans accordée par Monseigneur l'Evêque.»

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    Tag(s) : #Challenge AZ 2017, #Généalogie paternelle, #Généalogie maternelle

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