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Aujourd'hui, j'aimerais expliquer comment je suis parvenue à construire une image de la vie de mes ancêtres de Sévérac en Loire-Atlantique grâce aux listes des recensements. Ceux-ci réalisés tous les cinq ans ou environ* m'ont permis de suivre au fil des ans, les changements dans la famille Guillard et leurs activités durant leur vie.

  
 
Pour la famille de ma grand-mère, on trouve dans les recensements de la fin du XIXè siècle Jean Marie Guillard, cultivateur, la mère et leurs deux aînés demeurant à la Cochais.
Puis cinq années plus tard en 1891, la famille et leurs cinq enfants dont ma grand-mère alors âgée de deux ans et Mélanie, sa petite sœur de six mois, demeurant au bourg. Depuis leur domicile restera le même. Au recensement suivant la petite dernière est décédée.

Puis en 1901, le recensement nous indique que le «chef» de famille est la mère Marie Louise; en effet Jean-Marie, le père est décédé en 1900 des suites d'une contagion. Tous ces éléments étaient pour la plupart connus de nous par les actes recueillis depuis longtemps déjà.

Les aînés de la famille ayant atteint l'âge adulte, il était plus difficile de les retrouver; je savais par des informations familiales que l'une des filles Marie Françoise, appelée plus couramment Marie, travaillait comme gouvernante pour la famille Le Gouvello du château de la Cour. Mais les tableaux de recensements m'ont apporté des précisions quant à la profession et les périodes concernées. Marie demeurait encore chez sa mère, mais pas sa sœur aînée, Jeanne, qu'on retrouve dans les recensements au château de la Cour comme domestique. Quant à ma grand-mère, ci-contre, âgée de 11 ans, elle demeurait avec sa mère et apprenait la couture.

 

 
Pour le fils, Alcime, une photo le montre (à droite, ci-dessous), à cette époque, avec d'autres domestiques au château de Ligné,  un village éloigné de plusieurs kilomètres, au service de Mr de Charette; voilà pourquoi on n'en trouve plus la trace ici.
Mais, en 1906, grâce aux recensements, on le trouve domestique, probablement sur les terres du château de Sévérac ayant pour chef Jean Moreau, ce que j'ignorais. Ensuite Alexis fut engagé comme employé des chemins de fer.
 

 
Cette année-là, Marie Louise, la mère vivait seule avec ma grand-mère qui était tailleuse. Jeanne travaillait toujours à la Cour, mais Marie n'apparaît pas dans les recensements. Sans doute était-elle partie vers l'une des résidences de la famille Le Gouvello, ce qui arrivait fréquemment.
En 1911, leur mère était seule indiquée dans le recensement, ses enfants tous enregistrés ailleurs: l'une partie à Lyon, l'autre à la Cour, et sa plus jeune fille Mathilde mariée en 1909 était partie loin d'ici, ainsi que le fils unique.
En 1926, on retrouve trace de Marie-Louise Haspot, veuve Guillard qui décédera avant le recensement suivant.

On notera aussi (ce que je savais) que les trois aînés sont restés célibataires. Jeanne et Marie continueront leur vie ainsi tracée jusqu'à leur décès, la première en 1959 à Sévérac, la seconde en 1966 à Lyon, tandis qu'Alcime après un temps d'engagement à la guerre, est devenu employé des chemins de fer et a demeuré à Saint Paterne en Indre et Loire, puis Château du Loir au sud de la Sarthe en 1919 et 1920 et ensuite à Nantes fin 1932, avant un retour dans la maison familiale pour sa retraite jusqu'en 1964.

 

Si on s'intéresse aux oncles et tantes Guillard de ma grand-mère, on peut aussi retracer leur vie, leur présence au bourg ou leur absence, leur profession et leur situation matrimoniale. Tous ces éléments m'ont aidé à le faire et je me suis servie de ces informations pour un récit imaginaire, cependant basé sur des faits concrets, dans un article participant au RDVAncestral qui est proposé chaque 3è samedi du mois aux généablogueurs.

 

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Tag(s) : #Challenge AZ 2017, #Généalogie maternelle

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