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Les Guilleu ou leurs garçons-meuniers qui devaient parfois livrer la farine, empruntaient certainement les chemins de la paroisse qui reliaient un lieu-dit à l'autre jusqu'à l'un des paroisses voisines.
        
 
Parmi ceux qu'ils ont probablement le plus fréquentés : le chemin de "la Beuvrière" qui menait à Neuville, celui du Lion d'Angers ou celui vers la forêt conduisant au Plessis-Macé. A chaque carrefour, celui de "Missepierre" sur le chemin du Lion-d'Angers, celui de "la Saulaie" et de "la Faucheraye" vers Grez-Neuville, celui de "la Croix Poirier" sur le chemin de Gené, celui de "la Maladrie" et de "Montergon" vers la Membrolle, celui du "Souchet" vers Le Plessis-Macé était dressé des repères, remplacés au XIXème, à certains endroits, par des croix, celles-ci «restaurées ou réinstallées». Certaines subsistent encore : la croix de Missepierre, la croix de Montergon ou la Croix Houdin.
Célestin Port nous apprend que, vers 1702, le chemin vers Neuville était impraticable à cause des trous, endommagé par les pluies incessantes des dernières années* et probablement inondé par les débordements des nombreux ruisseaux qui enserrent Brain et rendaient les terres marécageuses. L'évêque décide alors que les seigneurs de la Beuvrière pourrait se tourner vers la paroisse de Brain puisqu'ils ne peuvent plus emprunter le chemin de Neuville à Brain.
 
Comme les autres villageois, sans doute, Jehan, se rendait-il en forêt de Longuenée, qui s'étendaient jusqu'au Plessis-Macé, empruntant le chemin de l'Hermitage qui la traversait; certains pour y «trouver du bois de chauffage» d'autres «du charbon de bois» ou «du gibier». Autrefois et encore à l'époque de Jehan, les villageois devaient rétribution pour une partie de leur chasse au seigneur du Plessis-Macé tandis que le prieur de même lieu avait des droits sur cette forêt et «pouvait y mettre deux cent porcs en pacage».
Il est à noter que, plusieurs siècles auparavant, le roi Louis XI lui-même aimait venir y chasser lors de ses passages en Anjou. Cette forêt avait favorisé le développement du village depuis le XIIème siècle d'abord grâce aux charbonniers qui étaient assez nombreux, vivant dans des loges en lisière de forêt car leur activité participait aux besoins des villageois.
 
D'autres chemins qu'ils ont, certainement, moins souvent parcourus, conduisaient vers l'Ouest et le Sud-Ouest vers La Pouëze, Vern d'Anjou et Gené, comme celui de "la Croix-Robert" vers la Pouëze, "La Croix Poirier" vers Gené ou le "Grand chemin" de Brain à Vern d'Anjou.
 
* voir article B comme Brain (2)
 
Tag(s) : #Brain-sur-Longuenée, #Anjou, #Challenge AZ 2016, #meuniers

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